Surbooking aérien : même les animaux en sont victimes, le départ de la chienne Lya reporté(VIDÉO)

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C’est une histoire à la fois triste et révélatrice des limites logistiques du transport aérien : Lya, une chienne rescapée d’un squat à Saint-André, devait enfin quitter l’île pour rejoindre sa nouvelle vie auprès de son adoptante à Marseille, ce dimanche soir. Mais son départ a été brutalement annulé, en raison d’un surbooking des caisses pour animaux en soute.

5 cages maximum par vol

Depuis plusieurs années, les compagnies aériennes limitent le nombre d’animaux acceptés par vol, généralement à cinq caisses maximum en soute, pour des raisons de sécurité et de logistique. Ce quota a une conséquence directe : les premiers enregistrés sont prioritaires, les autres doivent attendre une place… parfois des semaines.

C’est ce qui s’est produit pour Lya. Son « billet » était pourtant réglé depuis le 23 avril, avec l’ensemble des documents administratifs requis. Mais en raison d’une erreur de réservation constatée au moment de l’enregistrement, la chienne n’a pas pu embarquer. Le prochain vol avec place disponible pour un animal en soute ne serait pas prévu avant la fin du mois de juin.

Un report lourd de conséquences

Pour Vanessa Germain, bénévole investie dans la cause animale à La Réunion et relais du rapatriement de Lya, c’est une immense déception, doublée d’un désarroi logistique. L’adoptante, qui devait accueillir l’animal dès ce mardi à Marseille, se retrouve sans nouvelles concrètes, tandis que Lya doit être replacée temporairement en famille d’accueil.

En effet, les cinq cages ont bien été livrées ce matin à Marseille par le vol Corsair, à l’exception de celle de notre petit chiot, pourtant attendu par son adoptante sur place, qui avait même réservé une nuit d’hôtel pour ne pas manquer son arrivée.

Le parcours de Lya n’a rien d’ordinaire. Secourue dans un état de grande faiblesse, la chienne avait fait l’objet de soins et d’un suivi attentif avant de pouvoir envisager une adoption en métropole. Ce nouveau contretemps est donc vécu comme une injustice, autant pour elle que pour les associations impliquées.

Une réalité de plus en plus fréquente

Ce genre de situation n’est pas isolé. Face à l’augmentation des sauvetages et des adoptions vers la métropole, les associations réclament une meilleure anticipation des places en soute, ainsi qu’une reconnaissance particulière du transport animalier dans les politiques de mobilité inter-îles.

« Même nos amis à quatre pattes sont victimes du surbooking », déplore Vanessa Germain sur sa page Facebook, dans une vidéo vue plusieurs centaines de fois en 24 heures. Une publication devenue virale, qui relance le débat sur la prise en compte du bien-être animal dans les logiques commerciales du transport aérien.

7 Commentaires

  1. Cette politique commerciale est d’autant plus choquante que le prix des billets pour les animaux en soute ont explosé. On aurait pu logiquement s’attendre à plus de professionnalisme en contrepartie. Mais non.
    Du coup je sais qui boycotter à mon prochain voyage.

    • Laissons ces animaux erraient sur l’île et éliminer un poulailler construit a la sueur de son front ! Une tole, une chaîne courte , c’est bien leur vie sur l’île , , medoc mon chien defunt m’as dit surtout n’aboie pas , on va vite fermer ta geule ! Alors j’ai compris et je ne faisais que bouger de la queue

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