C’est une tribune de Stéphane Fouassin, sénateur de La Réunion. Elle a été co-signée par d’autres sénateurs : Viviane MALET, Sénatrice de la Réunion; Nicole DURANTON, Sénatrice de l’Eure; Martin LEVRIER, Sénateur des Yvelines; Solanges NADILLE, Sénatrice de Guadeloupe; Frédéric BUVAL, Sénateur de la Martinique; Dominique THEOPHILE, Sénateur de la Guadeloupe; Teva ROHFRITSCH, Sénateur de la Polynésie française
« Joyaux de la biodiversité mondiale, les Outre-mer abritent un patrimoine naturel d’exception, aujourd’hui menacé et asphyxié par l’inaction. Qu’ils soient issus de la
consommation locale ou charriés par les courants océaniques, les déchets plastiques
dégradent nos littoraux et nos paysages.
En dépit des efforts soutenus des autorités locales, les exécutifs ultramarins tirent la
sonnette d’alarme face au fléau que représente la pollution plastique. Le constat est accablant : malgré les efforts des collectivités locales, moins de 20% des plastiques
sont collectés dans certains territoires ultramarins et une grande partie sont enfouis
(ADEME, Cour des comptes).
Nous lançons un cri d’alarme : cette pollution n’est pas qu’une catastrophe écologique, c’est une urgence sanitaire et sociale. L’incinération sauvage libère des toxines, les dépôts obstruent les réseaux d’évacuation naturels et les filières d’exportation déplacent le problème sans le régler.
Le Plan Plastique présenté au sortir de l’UNOC ouvre des pistes intéressantes. Mais il ne va pas assez loin. Partout où la consigne pour les bouteilles plastique a été déployée, les résultats sont incontestables : plus de 90 % des contenants sont collectés, les circuits de
valorisation sont consolidés, les collectivités voient leurs charges allégées. Nulle part ailleurs qu’en Outre-mer un tel dispositif n’aurait plus de sens, plus de légitimité, plus d’impact. C’est une mesure à la fois citoyenne, responsable et efficace.
C’est pourquoi la consigne pour recyclage et pour réemploi est un levier concret pour réduire la pollution, diminuer les coûts de traitement et favoriser des emplois de proximité dans le tri, la logistique, voire le réemploi local des matériaux. Elle permettrait à nos territoires de sortir de l’impasse actuelle et de répondre à une attente forte de nos populations, particulièrement conscientes des enjeux environnementaux.
Pourquoi priver les Outre-mer d’un outil qui a fait ses preuves ailleurs, alors que nos territoires sont en première ligne ? À la croisée de tous les enjeux d’aujourd’hui et de demain, les Ultramarins ont le droit d’exiger pour leur patrimoine exceptionnel, que tout soit mis en œuvre afin de le préserver. Nous appelons à son déploiement, avec les adaptations locales nécessaires.
La consigne doit devenir un pilier de la politique environnementale des Outre-mer, pleinement mobilisée grâce à la loi AGEC et pleinement intégrée à la stratégie nationale de lutte contre la pollution plastique. Nos territoires refusent d’être les grands oubliés de la transition écologique et la consigne est le premier pas d’une révolution nécessaire ».



déjà faut éduque réunionnnais que lé trop gâté pourri, énormément bouteille plastique ou verre, cannette soda , bière et autres , barquette, papier, paquet cigarette vide lé jeté à terre dans la rue , sur le bord de chemin, littoral st denis , rue de Ste Clotilde, sentier près de l’aéroport, et pourtant né na la poubelle partout dans chemin
politicien i devrait voter une loi comme en Thailande ou Singapour , déchet dans chemin = amende