Un accident impliquant un bus de transport en commun s’est produit ce mercredi soir sur la route de Cilaos, au niveau du secteur du Petit Serré. Selon les premiers éléments recueillis sur place, le véhicule aurait quitté sa trajectoire avant de s’immobiliser partiellement suspendu au-dessus du vide, à la limite du ravin. Par miracle, aucun blessé grave n’est à déplorer, mais l’incident aurait pu virer au drame.
D’après un témoignage recueilli au conditionnel auprès d’une passagère, la conduite du chauffeur aurait été dangereuse. « Franchement, nous l’avions pris ce bus moi et mes enfants à 17 h, direction Cilaos – Saint-Louis. Il roulait extrêmement vite, et il utilisait même son téléphone en conduisant ! Nous avons eu peur et sommes descendus avant la fin du trajet », explique Esmé R. La passagère affirme qu’à hauteur du Petit Serré, les voyageurs ont été invités à changer de bus sans explication claire. « Mon marmaille la eu un choc, li roulait trop vite, c’est sûrement un problème de freinage », ajoute-t-elle, convaincue d’avoir échappé à un drame.
Ces affirmations restent à vérifier, les enquêteurs devant désormais confronter les témoignages, analyser les enregistrements de bord, et vérifier l’état mécanique du véhicule. La configuration sinueuse et étroite de la route de Cilaos, souvent théâtre d’accidents spectaculaires, pourrait également avoir joué un rôle.
Un témoignage crucial venu remettre en question les premières hypothèses.
Si certains passagers évoquaient une vitesse excessive et une conduite imprudente du chauffeur, un autre témoin, Anthony P., apporte une version bien différente. Selon lui, le chauffeur n’est pas responsable : « Les freins du bus auraient lâché. Le bus n’était pas dans les normes, comme beaucoup d’autres d’ailleurs. Ce n’est pas de la faute du chauffeur », explique-t-il.
L’homme affirme avoir pris en charge les trois derniers passagers pour les raccompagner chez eux après l’accident. Il assure que le conducteur n’allait pas vite et qu’il avait signalé un problème mécanique avant le drame : « Le chauffeur avait prévenu sa hiérarchie, mais ses supérieurs n’ont rien fait pour lui donner un bus en état. »
L’enquête confiée à la gendarmerie de Saint-Louis devra préciser si des manquements humains ou techniques sont à l’origine de cette sortie de route. En attendant, les services de secours appellent à la plus grande prudence sur cet axe montagneux, réputé dangereux, notamment de nuit et par temps sec, où les excès de vitesse peuvent s’avérer fatals.




L’état des bus sur cette ligne laisse à désirer depuis le début de l’année. Aujourd’hui un bus avait son klaxon bloqué et faisait toute la route comme ça. Les chauffeurs rigolaient de cette situation
Pour le téléphone, c’est possible de tracer TOUS les appareils connectés à cet endroit et à la seconde près, pour la vitesse, il y a un mouchard sur le bus, pour l’entretien, c’est toujours possible de vérifier l’état du véhicule, à mon avis, pour l’alcool et la drogue, c’est automatique.
On ne devrait pas tarder à connaître la vérité et les raisons sur cette accident, à moins que .
Oui, il y a des chauffeurs imprudents, souvent de la génération z, cette génération d’ignares sans éducation. Pas tous heureusement, mais dont beaucoup sont incapables de faire du bon travail.