Saint-Benoit : « la SPL Estival existe-t-elle légalement ? », s’interroge l’opposition municipale

2 min de lecture
4

C’est en effet la question que se pose, via un communiqué de presse, les deux conseillers municipaux de l’opposition bénédictine, Philippe Le Constant et Jean-Luc Julie, suite à l’information de nos confrères de Zinfos 974 selon laquelle le préfet de la Réunion a demandé au maire de Saint-Benoit de retirer la délibération votée à la majorité en juin dernier, relative à l’entrée de la commune dans le capital de la SPL. Rappelons que ces deux élus ont déposé un recours contre cette délibération auprès du tribunal administratif de Saint-Denis.

Selon Philippe Le Constant et Jean-Luc Julie, « cette décision vient confirmer les arguments que nous avons défendus devant le Tribunal administratif. Dès le départ, nous avons dénoncé l’illégalité manifeste de la délibération du 19 juin 2025, adoptée par la majorité municipale. L’État reconnaît la gravité de ces irrégularités, validant ainsi nos alertes répétées.

Le maire avait assuré, lors du conseil municipal, que son « analyse fine » de la situation garantissait la légalité de l’opération. Les faits démontrent aujourd’hui le contraire : sa certitude affichée était infondée. Ce désaveu officiel met en lumière une gestion hasardeuse et fragilise encore davantage sa crédibilité auprès des Bénédictins. Au-delà de ce revers, une question fondamentale demeure : peut-on considérer que la SPL Estival existe légalement, alors qu’elle n’a jamais réuni les deux actionnaires publics exigés par la loi ? Dès lors, c’est la validité de l’ensemble des actes et décisions qui en découle qui mérite d’être interrogée.

Dès le 4 mars 2022, M. Selly reconnaissait lui-même que la Région n’était pas au capital et disait “ne pas désespérer de convaincre la présidente de Région”. Trois ans plus tard, rien n’a changé. Pourquoi alors cette décision de faire entrer Saint-Benoît en juin 2025 ? Était-ce pour régulariser a posteriori une situation juridiquement intenable ? Cette manœuvre soulève une inquiétude légitime : que cache-t-on aux administrés de Saint-Benoît ?

En engageant notre commune dans cette opération illégale, M. Selly exposait directement les Bénédictins à supporter les conséquences financières d’une structure placée en plan de continuation après un redressement judiciaire, sévèrement critiquée par la Chambre régionale des comptes, fragilisée par un Plan de Sauvegarde de l’Emploi contesté, qui sera jugé en septembre par la Cour d’appel de Bordeaux et menacée par des contentieux multiples.

Nous demandons que toute la lumière soit faite sur cette a aire et que l’intérêt des bénédictins prime sur des manœuvres de régularisation manifestement illégales ».

Yves Mont-Rouge

montrougeyves@gmail.com
Téléphone : 0692 85 39 64

4 Commentaires

  1. Le fondement juridique d’une SPL veut que deux actionnaires y siègent, au minimum. Lors du passage de la SEM à la SPL, la Région ne s’est pas positionnée comme actionnaire. Donc, il n’y a pas d’existence juridique de cette nouvelle instance… Et pourtant, cette structure publique a embauché des agents et en a licenciés! Le responsable doit rendre des comptes à la Justice. Il est avocat de métier et il ne peut ignorer la Loi Française!

  2. Il voulait un transport gratuit pour les fêtes et amadouer les administrés en vu d’une collecte de plus de bulletins en sa faveur. Il est dans l’inégalité aussi avec les embauches, notamment celle de la fille d’un adjoint à la Cirest avec à la clé sa titularisation, de sa belle-soeur, son amie la DRH a fait embaucher son frère. Le recrutement du directeur Allamelou sans compétence alors qu’en mairie il faut passer devant un jury de 5 personnes pour un simple poste on dirait un recrutement pour travailler au secret défense. Sa maman bénéficie de 50 jours de congés sous couvert de la directrice urbanisme sa grande copine qui favorise l’acquisition des terrains communaux.

Répondre à menteur Annuler la réponse

Your email address will not be published.

Article précédent

Streptocoque A : cas de la patiente de la clinique Durieux et du CHOR

Article suivant

Plaine des Cafres : une mère de dix enfants en détresse après un incendie (Podcast)

Free Dom