Municipales 2026 à Saint-Denis : Faouzia Vitry appelle à « l’union de la droite et du centre »

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Faouzia Vitry a été conseillère régionale, élue sur la liste de Didier Robert, de 2015 à 2021. Elle a été conseillère municipale de l’opposition élue sur la liste de René-Paul Victoria en 2014. Depuis 2020, elle est conseillère municipale de l’opposition à Saint-Denis. Elle avait été élue, également sur la liste, conduite lors des municipales de 2020, par Didier Robert qui, depuis 2021, depuis son échec aux régionales, a décidé de se retirer de la vie politique. Lequel Didier Robert a surtout des comptes à rendre aujourd’hui à la justice dans deux affaires dont une, celle des emplois de cabinet, reviendra devant la Cour d’appel ce mois de novembre.

Voici la tribune de Faouzia Vitry concernant les municipales des 15 et 22 mars 2026 à Saint-Denis. Rappelons que pour ce scrutin, à droite, René-Paul Victoria s’est déjà déclaré candidat avec l’étiquette de « LR ». Une candidature contestée en interne. Farid Mangrolia qui se définit comme « le nouveau leader de la droite dionysienne » a déjà, lui aussi, officialisé sa candidature via Facebook. Gino Ponim-Ballom devrait également candidater. A suivre donc ! En attendant, Faouzia Vitry appelle à « l’union de la droite et du centre ».
« Suis-je naïve d’espérer que l’union soit encore possible ? Suis-je trop rêveuse de croire que certains sauront mettre de côté leur ego pour faire passer l’intérêt des Dionysiens avant le leur ? Ou bien est-ce devenu utopique d’attendre des femmes et des hommes politiques qu’ils privilégient la construction collective plutôt que la conquête personnelle ?
S’il fallait absolument se ranger dans un camp, je me suis toujours définie comme une centriste, capable de dialoguer avec les idées de gauche comme avec celles de droite. Ce qui m’importe avant tout, ce n’est pas la couleur politique, mais la valeur des personnes, la solidité des projets et la sincérité des engagements. À l’aube d’un nouveau cycle politique, je m’interroge : que voulons-nous vraiment construire pour notre ville ?

« Le but de la manœuvre : regrouper pour gagner »
Pour les partis de droite et du centre à Saint-Denis, les élections municipales de 2026 représentent une occasion à ne pas manquer. L’objectif est clair : reprendre la mairie. Lors des dernières élections, les leaders de droite ont montré leur incapacité à s’unir et à rassembler leurs forces. S’ils veulent être crédibles et montrer qu’ils peuvent diriger la ville, ils doivent impérativement présenter une seule et unique liste.

Le gros blocage : la guerre des chefs
Le principal obstacle à cette union n’est pas une divergence d’idées ou de programme, mais bien une bataille d’ego et de stratégie personnelle. Plusieurs figures locales, plus ou moins influentes, se voient chacune comme la seule capable de mener la bataille. Cette rivalité entre “chefs potentiels” est leur plus grande faiblesse.
•       Le syndrome du patron : chacun veut être le numéro un et refuse de se mettre en retrait. Pourtant, pour qu’une union fonctionne, il faut savoir s’effacer au profit de celui ou celle qui rassemble le plus largement.
•       Les vieilles rancunes : ces personnalités ont un passé de désaccords, de compétitions électorales, et une confiance mutuelle quasi inexistante. Cela complique toute tentative de liste commune et risque d’aboutir, une fois encore, à plusieurs listes concurrentes dès le premier tour.

L’orgueil mal placé : un poison politique

Si, pour des questions d’ego, certains refusent encore de s’entendre, que restera-t-il de leur crédibilité ? Refuser l’union par fierté, c’est condamner la droite locale à l’échec répété.
Et pendant ce temps, les Dionysiennes et Dionysiens continueront à se détourner des urnes, découragés par ces querelles d’appareil. L’union n’est pas seulement un calcul électoral, c’est une démonstration de maturité politique : prouver que l’intérêt collectif passe avant la vanité personnelle.

La solution : le grand rassemblement
Pour espérer gagner, la droite et le centre doivent bâtir un bloc central fort et cohérent, du centre et de la droite classique. Deux conditions sont indispensables :
1.      Désigner un leader incontesté
→ Définir une méthode claire, transparente et acceptée de tous pour choisir le candidat unique le plus fédérateur.
2.      S’engager loyalement au soutien de cette liste
→ Chacun de ceux qui aspirent à des responsabilités doit promettre de soutenir cette liste commune, quelle que soit sa place, pour éviter les candidatures de frustration.
Si cette union n’aboutit pas en 2026, ce serait une erreur historique. Un signal clair que la droite dionysienne n’a toujours pas appris à dépasser ses divisions pour servir l’intérêt général. La politique est cyclique, et le nouveau cycle commencera en mars 2026.
À chacun désormais de donner du sens à son engagement et de choisir entre le “je” et le “nous”!

Yves Mont-Rouge

montrougeyves@gmail.com
Téléphone : 0692 85 39 64

6 Commentaires

  1. Qui a écrit cet article pour cette dame qui a été catapultée par Nassimah DINDAR sur la scène politique ?
    Ascension fulgurante puisque plus tard conseillère régionale.. Bouche pleine de promesses non honorées, à l’identique de son mentor Nassimah.

    Autrement dit une girouette, pour ne pas dire une inutile dans l’opposition municipale… qui veut jouer la carte de rassembleur.

  2. Elle n’ est pas Poutine, c’est tout je crois. Dès qu’ on est à droite, on est pour les riches , c’est ridicule. C’est votre celle , argument sans doute. La personne s’ exprime, et cela vous gêne, la gauche caviar, melanchioniste, assisté, c’ est tout . Cela doit être votre paramètre.

  3. Onze années à suivre la « coco » comme on suit un GPS défectueux, sans jamais lever les yeux de l’écran, sans jamais se demander où menait la route. Vous étiez sur la liste de DR, mais on aurait dit surtout sur la liste des télécommandés. À force d’obéir au moindre texto, vous avez fini par confondre pensée personnelle et message reçu.
    Et voilà que soudain, l’illumination : une tribune ! Mais pas la vôtre, non. Celle dictée par l’ancien patron, celui qui tire encore les ficelles pendant que vous faites semblant d’avoir retrouvé votre libre arbitre.
    Sauf que nous, Dionysiens, on n’a pas la mémoire courte. On se souvient des années de gaspillages, de demi-routes et de pleines factures, des cocktails à répétition, des voitures de fonction qui servaient plus la famille que la collectivité, et des voyages aussi exotiques que votre sens de la gestion.
    Bref, gardez vos communiqués téléguidés. Ici, on ne veut plus ni du metteur en scène ni de sa troupe de bras cassés. Le spectacle est terminé , rideau sur la comédie.

    • Le truc c’est qu’on ne veut plus non plus du clan Annette-Bareigts qui affiche un népotisme exacerbé et assumé : la belle-fille maire et les garçons aux commandes de la CINOR. Vous croyez vraiment que cette équipe a fait mieux qu’une autre pour Saint-Denis ? Vous n’y habitez pas alors? Ou sinon vous vivez dans les beaux quartiers. L’ensemble du chef-lieu est l’abandon. On dirait une ville mauricienne des années 2000. Et ne parlons même pas de la délinquance, la prostitution, les fêtes inutiles pour faire plaisir à madame la maire, les statues déplacées pour manipuler les faibles d’esprit, j’en passe et des meilleurs…. Il faut être honnête Mme Bareigts n’a rien fait ni de bien non de bon niveau de mieux que son beau-père et cela les dionysiens ont pu le constater.

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