Lutte contre les arrêts maladie frauduleux : une proposition de loi pour permettre aux employeurs de licencier les fraudeurs

1 min de lecture
3

La lutte contre les arrêts de travail frauduleux s’apprête à connaître un sérieux tour de vis. Dans une interview accordée au Parisien, Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, a réaffirmé son intention de durcir les sanctions à l’encontre des fraudeurs.

« Les fraudeurs ne peuvent pas profiter du système pour leur confort personnel sans être sévèrement sanctionnés », a-t-elle insisté. La ministre rappelle que toute indemnité journalière perçue indûment doit être remboursée à l’euro près à l’Assurance maladie, et que la loi prévoit une amende pouvant aller jusqu’à 75 000 euros pour la production d’un faux arrêt de travail. « Qui sait aujourd’hui qu’un faux arrêt maladie peut être puni de 75 000 euros d’amende ? Combien de récidivistes sont réellement condamnés ? », s’est-elle interrogée dans les colonnes du Parisien.

Parallèlement, le député Antoine Vermorel-Marques (Droite Républicaine) pousse pour une réforme encore plus radicale.
Il propose, dans une initiative repérée par Capital, que l’Assurance maladie soit obligée de communiquer aux employeurs les noms des 70 000 fraudeurs identifiés, afin de permettre leur licenciement. À ce jour, la confidentialité du secret médical et la loi sur la protection des données empêchent cette transmission d’informations sensibles.

Antoine Vermorel-Marques alerte également sur la banalisation des arrêts de travail frauduleux obtenus via des plateformes en ligne comme ArretMaladie24.com, qui vendent pour une vingtaine d’euros des certificats médicaux sans consultation effective.
Ces pratiques, qualifiées d’illégales par le député, menacent selon lui l’intégrité du système de santé et alimentent la fracture entre « les travailleurs » et « les profiteurs ».

Face à ces dérives, l’exécutif semble déterminé à agir pour restaurer la confiance et protéger l’équilibre du système de solidarité.

3 Commentaires

  1. j’en ai un
    à côté de chez moi en
    arrêt psy 6 mois de l’année pour faire dés rénovations dans sa maison. il faut faire passer cette loi et les citoyens doivent dénoncer les faux arrêts où on retrouve certains en train de faire bronzette alors qu’ils sont en arrêt .

  2. Si on laisse ca passer, le salarié redevient corvéable et malléable à merci ! NOS ANCETRES SE SONT BATTUS POUR ARRETER L’ESCLAVAGE et maintenant ces scélérats d’élus procapitalsites refont tout pour le remettre en place§

Répondre à DEAL Annuler la réponse

Your email address will not be published.

Article précédent

Ruth Dijoux : « Saint-Pierre s’essouffle, elle a besoin qu’on la ranime ! »

Article suivant

Grave accident à Cambuston : les réactions en direct (Podcast)

Free Dom