Le Rallye de Petite Ile-Sud Sauvage-ADA (#RPI24) offre aux 99 participants de cette deuxième course du Championnat des Rallyes de La Réunion quatre terrains de jeu. Pour l’édition 2024, trois des épreuves spéciales (ES) présentent des parcours inédits. Nous vous invitons à découvrir en détail ces tracés élaborés par l’ASA Réunion.
La première étape Samedi 11 Mai est constituée de deux tracés à parcourir sous forme de boucle avec un passage à l’assistance Domaine du Relais au terme des
première et deuxième boucles. Cet enchainement est à parcourir trois fois pour ceSamedi.
ES1,3,5: Manapany (6,200Km) Inédit
Il s’agit du sens inverse de la spéciale 2023 du Rallye du Sud Sauvage dénomméealors Manapany les Hauts qui développait 4,620km lors de l’éditionprécédente.
Dans cette version, le tracé a pu être allongé de 2,000Km en positionnant lenouveau départ au tout début du chemin Jules Vienne mais également en empruntant
en totalité de la rue Joseph Lacarre jusqu’à 500m de l’intersection avec la RD3rueHubert Delisle en partie haute. La spéciale démarre à 190m d’altitude par uneimmense allonge en quasi ligne droite de près de 900m avant de démarrer unesuccession de virages parfois très fermés jusqu’à l’intersection avec la rue Adénor
Payet.Cette courte section de 500m en faux plat rejoint à droite le chemin des Bambous où les équipages retrouveront de la verticalité positive et de nombreuses
épingles en sens montant permettant aux plus grosses cylindrées de faire la différence. La première partie de la rue Joseph Lacarre est constituée de longs appuis à hautevitesse avant de retrouver une section d’épingles et de virages lents à partir de laravine juste après l’intersection avec l’allée des Moutardiers. L’arrivée lancée est située à 560m d’altitude soit une pente montante moyenne de près de 6%Pas de chrono de référence.
ES2,4,6: Piton de Bloc (10,100Km)
Il s’agit de la nouvelle appelation du tracé 2022 et 2023 appelé Piton des Goyaves. Toutefois cette version développe 200m de moins (au niveau de l’arrivée) quel’ancienne version.
Le départ est toujours situé sur la zone très fréquentée du Domaine Vidot àMontvert les Hauts à 650m d’altitude. Pour les gourmets, la charcuterie Turpinaudépart fabrique de réputées saucisses. Le départ permet aux bolides d’avaler enmontée une longue ligne droite de 300m. Les spectateurs du Domaine Vidot
entendront les moteurs à plein régime. Après 800m très rapides, le Chemin des remparts propose sur près de 5km des virages très rapides avec quelques épingles
nécessitant une trajectoire au cordeau sur un revêtement de bonne qualité avant deculminer à 1137m d’altitude pour prendre la descente avec le chemin des Acacias àdroite. Le revêtement change brutalement avec du béton typique des terres agricoles. Nombreux freinages à la limite et cordes possibles avec néanmoins un risque majeur de crevaison ou de sortie de route notamment en cas d’humidité ou de pluie avérée. Les plus téméraires pourront y creuser des écarts substantiels mais au prix d’unegrosse prise de risque. L’usage habituel de cette section par les machines agricoles et les coulées de boue rendent l’adhérence incertaine et souvent précaire. L’intersectionà gauche avec le chemin Denis Leveneur est parmi les zones spectateurs les plus fréquentées avec une quasi obligation d’utilisation du frein à main tout en prenant garde à la présence des barres métallisques très glissantes. Les figures de style plus oumoins voulues y sont fréquentes. Les 1,400Km du chemin Denis Leveneur separcourent sur un revêtement asphalte plus “smooth” mais avec quelques courbes piégeuses et des bolides ayant déjà sollicité les freins et pneumatqiues dans ladescente des Acacias. L’arrivée est située à 709m d’altitude. Meilleur chrono récent: Dorseuil/De Berge Ford Fiesta Rally2 RSS22: 8’10.3
- La première étape propose donc 6 épreuves de vitesse (deux terrains différents) pour un total de 48,900Km face à la montre.
- La deuxième étape de ce Rallye de Petite Ile-Sud Sauvage-ADA(Dimanche12 Mai) reprend le même format que la veille avec deux tracés à parcourir trois fois
sous forme de boucle. Un passage par le parc d’assistance au Domaine du Relais est
programmé avant chaque boucle.
ES7,9,11 Ermitage (5,800Km) Inédit
Ce tracé totalement inédit est la version inversée de Manapany Les Bas utilisées en 2022 et 2023. Dans cette configuration, place à un véritable toboggansur
lequel les plus petites des cylindrées pourraient bien créer la surprise.
Tout démarre en haut du chemin Jessy peu après l’intersection avec la RD3à600m d’altitude. Après une courte mise en températures des pneus, le chemin Jessypropose une succession de virages très variés alllant de longs apppuis à haute vitesseàdes épingles très serrées sur un revêtement très agréable et relativement “grippeux”. Après un peu moins de 3km parfois très abrupts, les bolides prennent à gauche sur lechemin Adénot Payet au revêtement habituellement utilisé par des engins agricoles. Le revêtement y est parfois dégradé et/ou gravillonné et peut présenter encas d’intempéries récentes de larges flaques de boue ou de terre rendant l’adhérence quasi nulle à haute vitesse. Cette section piégeuse à souhaits à travers les champs de canneàsucre est traditionnellement emplie d’une couche terreuse si la météo est au sec et deboue en cas d’intempéries. Les conditions d’adhérence y sont moins bonnes pour les premiers concurrents que pour les suivants lors du premier passage. Les concurrents reprennent ensuite à droite la RD32 au profil radicalement différent sur lequel les bolides retrouvent du rythme à haute vitesse sur un revêtement très bonet lisse. Attention toutefois aux quelques pièges de virages se refermant avant l’ultimesprint menant à l’arrivée à 188m d’altitude. La pente moyenne de cette spéciale “gros coeur” est de 7,1%.
ES8,10,12 Anse les Bas (8,300Km) Inédit
Pour ce tracé également, il s’agit du sens inversé d’une spéciale utilisée l’anpassé alors dénommée Anse les Hauts. Cette configuration n’a jamais été proposéebien que plusieurs sections de cette spéciale fassent partie des classiques du Sud.
Le début de la spéciale (départ à 79m d’altitude) serpente à travers les champs de canne avec de longues allonges entrecoupées de virages parfois très fermés sous
forme d’épingles. Le revêtement est constitué de béton sur le chemin Terrain Bache(2,450km) avant de retrouver de l’asphalte très rugueux pour la section de cheminTerrain Café (2,800km). Cette succession de très longues allonges moteur à pleinrégime entrecoupées d’épingles jusqu’à 160° soumet freins et transmissions à rudeépreuve. Cette première partie recèle également nombre de “pas corde” tant certaines pierres enchassées peuvent provoquer crevaisons, bris de transmission voire bris desuspension. Les rescapés reytrouvent ensuite la RD29 avec un 90 gauche présentant unchangement de revêtement et un léger chaos. Cette section est traditionnellement très appréciée des spectateurs qui entendent les moteurs rugir du lointain avant un freinàmain pour une nouvelle phase d’accélération “flat out”. La section d’un peu plus d’unkilomètre sur la RD29 permettra aux équipages de reprendre un rythme moins hachésur un faux plat très roulant avant de retrouver une section montante sur le cheminJulien Grosset (1,500km). La dernière section Grosset plus Rue des Francicéas est ensens montant parfois très franc présentant une variété de courbes parfois rapides matinées d’épingles au dévers prononcé. La deuxième étape du Rallye de Petite Ile-Sud Sauvage-ADAdéveloppe42,300km chronométrés au long des six épreuves de vitesse (2 terrains différents). Le total de cette première course de la saison de l’ASA Réunion propose donc91,200km face à la montre en deux étapes et douze secteurs de vitesse. Cette épreuves’étend de 79m à 1137m d’altitude rendant le compromis technique obligatoire. Aucune solution parfaite n’existe pour l’ensemble de la course et les équipes devront arbitrer des choix stratégiques pour espérer tirer la quintessence des mécaniques et des
châssis.



Bravo et merci à Taz de montrer qu’à Petite île,il n’y a pas que des ploucs.
bravo TAZ!
A Petite-Île, on n’en veut pas/plus de ce rallye de m…. !
– Grave atteinte à la libre circulation des personnes avec des riverains (parfois très âgés et ayant obligatoirement besoin de visites) coincés chez eux avec interdiction de sortir ou à l’inverse, dans l’impossibilité de rejoindre leur domicile ! C’est intolérable !
– Mise en danger de la vie d’autrui : Forte insécurité sur le parcours où les habitations et leurs occupants sont dangereusement exposés aux risques liés aux sorties de routes (fréquentes étant donné l’amateurisme général qui colle à ce genre de manifestation ! )
– Insécurité routière et incivilités du fait de ces pseudos pilotes qui circulent déjà largement sur le parcours, une fois la nuit tombée, pour y effectuer leur reconnaissance chronomètre en main ! D’ailleurs, pourquoi la nuit ? Est-ce autorisé par le règlement du rallye ? Ces véhicules bruyant et polluant sont-ils homologués pour circuler librement ? On en doute au regard du bruit et de la pollution engendrés par ces voitures de série largement modifiées. Mais que font les gendarmes pour empêcher cette délinquance routière ?
– Insécurité routière, incivilité encore et nuisances comportementales du fait des agissements d’un public pas très fin qui se confond avec ces pilotes amateurs ne donnant pas du tout l’exemple notamment auprès des jeunes conducteurs (ceux qui se croient en compétition sur nos routes avec leurs petites voitures qui boucanent salement et font beaucoup de bruit inutilement entre deux ralentisseurs) ! Encore une fois, que font les gendarmes pour empêcher cette délinquance routière indirectement encouragée par des élus locaux organisateurs de rallyes ?
– Nuisances environnementales : Gaspillage outrageant et pollution inacceptable à une époque à laquelle on se doit de lutter contre le réchauffement climatique ! Mais à quelle époque sommes-nous ?
– Nuisances sonores : Pourquoi les riverains et leurs animaux domestiques ainsi que la faune locale auraient à supporter durant de longues heures le bruit infernal de ces machines roulantes ? La lutte contre le bruit fait partie des préoccupations de première catégorie en matière de santé publique. Là, on provoque délibérément des atteintes potentiellement grave à la santé des personnes. A cela s’ajoute l’effet de panique et un stress extrême pour les chats, les chiens et l’ensemble des animaux qu’ils soient domestiques ou sauvages. La commune vient de priver ses administrer d’éclairage public durant un mois pour les pétrels et plante régulièrement des endémiques sur son territoire ! Pourquoi finalement ? Juste pour mieux faire passer la pilule empoisonnée qu’est ce rallye ??? Quelle hypocrisie que cette politique environnementale ? Qu’en pensez-vous Monsieur Lavergne ?
Monsieur S. HOAREAU, au lieu d’imposer chaque fois arbitrairement votre arrêté, ne vous viendrait-il pas à l’esprit de demander leur avis à vos administrés, à minima à l’ensemble de ceux qui vivent soudain et contre toute attente sur un circuit de sport automobile ? Ce serait la moindre des choses pour avoir la certitude que cette pratique immonde et d’un autre temps (ces rallyes devraient être strictement interdits sur l’ensemble de notre île) aille vraiment dans le sens des attentes de la population de Petite-île en matière de distraction, de sport et de loisirs. En en discutant avec les habitants de la commune, il semble que ce soit loin d’être le cas.
Pour ce qui relève de la vie sportive de la commune et des manifestations assorties pourquoi ne pas proposer le même circuit mais en voiture à pédales ? Ce serait l’occasion de voir de véritables sportifs à l’oeuvre à la place d’une bande de dangereux fous du volant.
Ou mieux, rapprochez-vous vite de FFCAS, la très sérieuse Fédération Française des Caisses à Savon.
Ces courses ont un réel succès dans l’Hexagone. Bien plus sportives qu’un rallye automobile et surtout bien plus amusantes tout en étant respectueuses de l’environnement, elles attirent des milliers de spectateurs.