Contrôleurs aériens en grève : salaires élevés, avantages conséquents… et un refus catégorique de pointer retards à prévoir vers La Réunion

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De nombreux passagers en partance pour La Réunion ou d’autres destinations européennes ont dû faire face à d’importants retards ces derniers jours. En cause : une grève des contrôleurs aériens en métropole, massivement mobilisés contre la mise en place d’un système de pointage à la prise et à la fin de poste. Cette réforme, voulue par l’État après un incident grave à Bordeaux fin 2022 (deux avions avaient failli se percuter), vise à encadrer davantage le temps de travail dans un secteur sensible.

Mais le projet de badgeuse passe mal chez les 1.400 contrôleurs français. Certains syndicats dénoncent une atteinte à leur autonomie et rapportent que, dans les plus grands centres de contrôle, des méthodes de contournement sont déjà employées entre agents pour éviter ce type de contrôle.

Au cœur de la polémique : des conditions de travail déjà jugées très avantageuses. Le salaire brut moyen s’élève à environ 8.000 euros par mois selon un rapport du Sénat d’octobre 2024. En début de carrière, un contrôleur touche déjà environ 5.000 euros brut. Les rythmes de travail sont aménagés : 32 heures hebdomadaires en moyenne, des pauses toutes les 2h30, un jour de repos pour un jour travaillé, 25 jours de congés annuels, et un départ à la retraite anticipé à 59 ans.

Selon Arnaud Aymé, spécialiste des transports chez SIA Partners, cette organisation est justifiée par le stress et la responsabilité inhérente à ce métier : “Il faut travailler le soir, le week-end, rester concentré. C’est un métier pénible”. Mais pour le gouvernement, cette grève passe mal.

“Cette grève est choquante, comme toute grève d’un groupe social qui est indispensable au fonctionnement de la nation, qui est réduit en nombre et qui prend en otage les Français”, a déclaré le Premier ministre sur BFMTV.

La Direction générale de l’aviation civile a recensé 933 vols annulés jeudi, soit 10 % du trafic aérien français. À Nice, 50 % des vols ont été supprimés ; 25 % à Roissy-CDG et Orly, deux plateformes essentielles qui accueillent 350.000 passagers par jour en période estivale.

À l’échelle européenne, l’impact est également massif. 1.500 vols annulés selon Airlines for Europe (A4E), soit près de 300.000 passagers affectés.

« Cette grève est choquante, comme toute grève d’un groupe social indispensable au bon fonctionnement de la nation, d’autant plus qu’il est réduit en nombre et qu’il prend en otage les Français en choisissant le jour du départ en vacances pour organiser une grève du contrôle aérien », a déclaré le François Bayrou, Premier ministre sur BFMTV.

2 Commentaires

  1. Encore des fonctionnaires qui veulent être payés sans rien foutre.
    à 8000 euros nets par mois. les fonctionnaires les mieux payés .
    travailler moins et gagner plus.
    s’ils ne sont pas contents ils changent de métier et vont bosser dans le privé.
    on devrait supprimer le droit de grève à ses gens là

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