Garance : 10 communes supplémentaires proposées pour la reconnaissance de catastrophe naturelle; Réactions

4 min de lecture
23

À la demande du ministre d’État, ministre des Outre-mer, Manuel Valls, un réexamen approfondi de la situation des communes touchées par le cyclone Garance a été mené. Les nouvelles analyses de Météo France, plus complètes que celles disponibles lors de la première commission du 7 mars, révèlent l’ampleur des vents destructeurs qui ont frappé l’île, notamment dans le Nord et dans l’Est.

Sur la base de ces données, l’état de catastrophe naturelle au titre des vents cycloniques est reconnu pour 10 communes supplémentaires : Saint-Denis, Sainte-Suzanne, Salazie, Bras-Panon, Plaine-des-Palmistes, Saint-André, Saint-Benoît, Saint-Joseph, Saint-Philippe et Le Tampon.

L’arrêté que je signerai dans les prochains jours portera ainsi à 12 le nombre total de communes pour lesquelles l’état de catastrophe naturelle est reconnu au titre des « vents cycloniques », offrant ainsi une meilleure prise en compte des dégâts exceptionnels subis par les Réunionnais.

Cela s’ajoute à la reconnaissance de catastrophe naturelle, à la suite du cyclone Garance, pour 22 communes au titre des « Inondations et coulées de boue » et pour 19 communes au titre de « Phénomènes liés à l’action de la mer ».

Le ministre d’État réaffirme l’engagement total de l’État aux côtés des Réunionnais et sa détermination à ce que la solidarité nationale s’exprime pleinement face à cette épreuve.

Réactions

Patrice Selly, maire de Saint-Benoit

Dans le premier arrêté qui avait été pris par le gouvernement le 7 mars dernier et publié au J.O le 12 mars, la Commission Cas/Nat avait reconnu l’état de catastrophe naturelle pour les 24 communes de La Réunion. Néanmoins, seules deux communes (Sainte-Marie et Sainte-Rose) avaient été reconnues pour les phénomènes de vents cycloniques. Saint-Benoit, Saint-André, Bras-Panon, Salazie… des communes pourtant très impactées par des vents violents et destructeurs n’avaient pas été pris en compte dans l’arrêté parce que les vents enregistrés n’avaient pas dépassé les 200 km/h. « Seulement » 199 km/km à Saint-Benoit alors que le critère retenu par la Commission Cas/Nat est de 200. Quant à Saint-André (voir Ti Kozman d’Yves Mont-Rouge de vendredi dernier, Météo France Réunion n’a pu fournir des relevés, faute d’outil d’enregistrement. Plusieurs maires étaient aussitôt montés au créneau pour dénoncer cet arrêté d’état de catastrophe naturelle. Parmi eux, Patrice Selly, maire de Saint-Benoit.

Il avait immédiatement contacté le Sous-préfet de l’arrondissement Est Fabrice Bonicel et le ministère des Outre-mer pour leur faire part de sa totale incompréhension. « Cette décision était totalement inacceptable et ne reflétait absolument pas la réalité des dégâts subis par de nombreuses familles bénédictines. Ce traitement inégale aurait pu être de lourdes conséquences notamment auprès des démarches à effectuer auprès des assurances », avait-il déclaré.
De nombreuses infrastructures et habitations ont été durement impactées à Saint-Benoît par la force des vents.

Dans un post sur son Facebook hier soir, jeudi 20 mars, Patrice Selly fait savoir qu’il est « en mesure d’annoncer officiellement que Saint-Benoît figure désormais dans le nouvel arrêté de catastrophe naturelle ! Ce combat je le mène fièrement, depuis le début de cette catastrophe, pour l’ensemble des Bénédictines et des Bénédictins qui peinent encore à se relever de ce douloureux traumatisme ».

Une information confirmée cette nuit. En effet, un nouvel arrêté vient d’être annoncé, intégrant dix communes supplémentaires dans la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.

Cyrille Melchior salue l’écoute du Ministre des Outre-mer

« Le Président du Conseil départemental de La Réunion, Cyrille Melchior,  tient à exprimer sa satisfaction au ministre des Outre-mer, Manuel Valls, pour avoir entendu et répondu favorablement à la demande des élus réunionnais concernant la révision de l’arrêté de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle suite au passage du cyclone Garance. 

Grâce à cette décision, les communes initialement oubliées dans le premier arrêté sont désormais intégrées, permettant ainsi à l’ensemble des territoires sinistrés d’accéder aux dispositifs d’indemnisation nécessaires à la réparation des dommages subis.

« Cette révision est une réponse attendue par de nombreux maires et habitants touchés par les effets violents du cyclone Garance. C’est une décision de bon sens, juste et équitable, qui démontre l’écoute du gouvernement envers les réalités de notre territoire », a déclaré le Président du Département.

Il salue également l’unité et la mobilisation des élus locaux, qui ont su parler d’une même voix pour défendre les intérêts des Réunionnaises et des Réunionnais.

Le Département reste pleinement mobilisé aux côtés des communes et des populations pour accompagner la reconstruction et assurer le retour à la normale dans les meilleures conditions. »

Ericka Bareigts

« La Ville de Saint-Denis salue la décision du Gouvernement d’étendre la liste des communes reconnues en état de Catastrophe Naturelle, qui intègre désormais 10 communes supplémentaires, dont Saint-Denis, au titre des « vents cycloniques ».

Cette décision du ministre des Outre-mer, Manuel Valls, permettra une meilleure prise en compte des dégâts subis par les Réunionnais.e.s à la suite du passage du cyclone Garance sur notre île. Cela facilitera ainsi les démarches d’indemnisation auprès des assureurs pour les familles sinistrées.

La Ville de Saint-Denis appelle désormais à ce que les glissements de terrain soient également intégrés à cette reconnaissance, afin de couvrir l’ensemble des dommages constatés sur l’île. »

Yves Mont-Rouge

montrougeyves@gmail.com
Téléphone : 0692 85 39 64

23 Commentaires

  1. on ne pourra pas dire que monsieur BÉDIER n’était pas présent sur le terrain pour être à côté des gens après le cyclone, il a réagi à chaque fois auprès de l’état pour demander de l’aide pour les sinistrés , il était sur le terrain pour être à l’écoute. merci à vous monsieur le maire .

  2. Quel bédier la écrit en 1er. Suivre un oeu les infos Selly la écrit depuis l’annonce de l’état. Arrête pléré. Si selly lé riche ben fé comme li fallait apprendre l’école . Beaucoup de gens on perdu leurs maison pas pour autant zot i acharne a zot sur le maire. Aller voir out constructeur out assurance.

  3. Oté espère macro , c’est BÉDIER que l’a écrit Valls et que la réagit en premier, sinon ou n’aurait rien dit et ou serait contenté ce que out Camarade Valls l’avait déclaré au début que pour 2 communes

    • Selly a juste écrit pour que l’on indemnise les riches de l’achat de l’essence pour leur groupe électrogène! Mais c’est pas le peuple qui a des groupes pour maintenir leurs denrées! Maintenant qu’il est riche, avec l’argent de nos impôts, li fione à nou! Nou la perde nout frigidaire! Nou la perde nout kaz! Mais i faut paye l’essence pou groupe! Une politique de droite!

Répondre à un vrai ti coco de saint andré Annuler la réponse

Your email address will not be published.

Article précédent

Garance : seulement 10% des sinistrés avaient souscrit à une assurance

Article suivant

Chikungunya : deux décès confirmés à La Réunion ; Réactions

Free Dom