Ce lundi 13 mai 2025 marque une étape majeure dans le débat sociétal français : le projet de loi sur l’aide à mourir entre en discussion à l’Assemblée nationale. Il s’agit d’un texte historique, attendu de longue date, qui entend légaliser sous conditions strictes la possibilité pour certaines personnes gravement malades de recourir à une aide active à mourir.
Un tournant éthique et médical
Présenté comme une « avancée d’humanité » par le gouvernement, le texte prévoit qu’un patient majeur, capable d’exprimer sa volonté de manière libre et éclairée, atteint d’une maladie incurable à court terme, et dont les souffrances sont réfractaires aux traitements, pourra demander une aide à mourir. L’aide sera administrée soit par le patient lui-même, soit, en cas d’incapacité, par un professionnel de santé volontaire.
Le texte insiste sur la notion d’ultime recours, à l’issue d’un parcours médical rigoureux, validé par une équipe pluridisciplinaire. Il prévoit également un délai de réflexion et encadre strictement la procédure pour éviter tout abus.
Aide active à mourir : atteint de la maladie de Parkinson, Pierre a choisi d’aller recevoir le soin ultime à Bruxelles le 24 avril.
Il raconte une décision mûrement réfléchie, après dix ans de souffrance.#FindeVie #Liberté #CaVous pic.twitter.com/3jBj7WwvpE— Mourir dans la Dignité (@ADMDFRANCE) April 22, 2025
Des débats intenses attendus
Si une majorité de Français se dit favorable à une forme d’aide à mourir, le sujet reste sensible et divise au sein des partis politiques comme de la société civile. Les partisans de la loi saluent un projet de justice, de dignité et de respect du libre arbitre. À l’inverse, certains élus de droite et des représentants religieux dénoncent une « rupture éthique » et alertent sur les risques de dérive, notamment dans les établissements de soins.
Plus de 3 000 amendements ont été déposés, signe de la profondeur du débat. Le président de la République, Emmanuel Macron, avait promis un cadre légal « équilibré » et « protecteur ». Ce projet est présenté comme un compromis entre le refus de l’acharnement thérapeutique et l’interdiction stricte de l’euthanasie.
Fin avril, les députés ont approuvé la proposition de loi en commission des Affaires sociales pour permettre à des malades avec une « affection grave et incurable » qui « engage le pronostic vital, en phase avancée ou terminale » et ne supportant plus leurs souffrances, de recevoir ou de s’administrer une substance létale.
La ministre de la Santé Catherine Vautrin a estimé le mois dernier que l’ouverture d’une aide à mourir est « essentielle pour celles et ceux dont la souffrance (…) ne peut être soulagée », assurant que cela n’ouvre pas « une rupture anthropologique » en raison des multiples conditions fixées.
Dans un avis, la Haute autorité de Santé a jugé « impossible », faute de consensus médical, de déterminer qui pourrait bénéficier d’une aide à mourir en se basant sur un pronostic vital engagé « à moyen terme » ou sur une « phase terminale » de maladie, mais elle suggère de prendre en compte « la qualité du reste à vivre » de la personne. Le texte sur la fin de vie a été scindé en deux propositions de loi, l’une sur l’aide à mourir et l’autre, beaucoup plus consensuelle, sur les soins palliatifs.
Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, s’est fermement opposé au projet de loi sur l’aide à mourir. Il a dénoncé ce texte comme une « transgression morale majeure » et un « changement de civilisation ». Selon lui, légaliser l’aide à mourir reviendrait à banaliser la mort administrée, et affaiblirait les fondements éthiques de la médecine. Il plaide, à l’inverse, pour un renforcement massif des soins palliatifs, qu’il considère comme la véritable réponse à la souffrance en fin de vie.
« S’il était voté en l’état, il deviendrait plus facile de demander la mort que d’être soigné », dénonce le ministre LR
Le ministre de l’Intérieur parle d’un texte qui « est celui du renoncement, de l’abandon ». « Je me battrai, parce que notre société a besoin de soins palliatifs, pas d’une légalisation de l’euthanasie ».
« Si nul ne souhaite mourir, en revanche, certains peuvent vouloir arrêter de souffrir », arguent de leur côté Line Renaud, qui a 96 ans, et Gabriel Attal, 36 ans, dans les colonnes de La Tribune Dimanche. Pour eux, « s’opposer par conservatisme à toute évolution du droit, c’est faire passer son dogmatisme avant la souffrance des malades. C’est manquer à son devoir d’écoute et d’humanité pour imposer sa morale ».
Line Renaud et Gabriel Attal, qui préside le groupe macroniste Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale, appellent en conséquence à agir « pour offrir aux malades la liberté de choix ».
Euthanasie : « C’est une loi qui est faite par des gens riches et inquiets et qui va s’appliquer à des gens pauvres et seuls » déclare @philippejuvin #PascalPraudEtVous @PascalPraud #Europe1 pic.twitter.com/nK9NXB6mFc
— Europe 1 (@Europe1) May 6, 2025
Et après ?
L’examen du texte devrait durer plusieurs semaines. Le gouvernement espère un vote solennel avant l’été. En parallèle, une nouvelle stratégie de développement des soins palliatifs est également en discussion, avec un budget renforcé.
La France rejoindrait ainsi plusieurs pays européens comme la Belgique, les Pays-Bas ou encore l’Espagne, qui ont déjà légalisé une forme d’aide active à mourir.



Meme mort on te suces , comme la langouste elle jouie de cela !
Une fin de vie cela coûte cher ! Famille d’accueil 1800 € mois , auxiliaires de vie »compétent » 35 € de l’heure , EPAD 2500 € mois , a ce stade autant laissons profiter nos enfants et nos petits enfants et avoir le droit svp de mourrir ! Merde c’est un business ,n’ai oublié ! Ils faut continuer a les laisser en vie
Bonjour j’avais regarder un reportage l’a dessus se faire euthanasier en Belgique c’est assez violent on fait avaler à la personne consciente qui désire mourir une potion mortel qui provoque une secousse ou une convulsion au moment de la mort , je préfère la façon dont on le fait avec les animaux l’animal est endormi d’abord par une première injection ensuite le vétérinaire injecte le poison pour sa fin vie
Na qu’à faire un tri sélectif en fonction des soignants que na aucun scrupule. Que na pas d’autre mot de dire zot travail lé fait. Y manque pas. Déjà que ou lé pas à l’article de la mort y laisse aou crévé ! Bun cet y d’mande à abréger zot souffrance faut aide à zot à partir… en tant que soignant ou lé pas à la place de cet y souffre et qui veut pu continuer dan cette souffrance jusqu’à la délivrance par la mort. Combien d’fanm y accouche sans souffrir alors que té fait parti de « la bible ». La médecine lé là pou que avec son l’époque y avance. Tout recours avec medoc etc y en vient pas à bout ek zot souffrance y reste plus qu’à la France de rejoindre les autres pays que la fine légaliser l’aide à mourir.