Canne à sucre : une campagne catastrophique, la FDSEA réclame un soutien urgent (VIDEOS)

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La campagne sucrière 2025 s’annonce comme l’une des plus difficiles de l’histoire pour les producteurs du Nord-Est de La Réunion. Stéphane Sarnon, président de la Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FDSEA), tire un bilan alarmant à mi-parcours : « Nous sommes à deux points de richesse de moins que l’an dernier et à la moitié du tonnage », explique-t-il.

Cette baisse s’explique par les dégâts causés par le dernier cyclone : cannes couchées, tiges cassées, bourgeons repartis, et variétés fragiles comme la 5709 particulièrement touchées. Dans le bassin de Bois-Rouge, la situation est qualifiée de « catastrophique », avec une richesse moyenne d’environ 9, loin du seuil de 11,75 nécessaire pour ne pas être redevable à l’usine.

Le Sud de l’île connaît également des difficultés, mais légèrement moindres. Les zones littorales de Sainte-Marie et Sainte-Suzanne figurent parmi les plus affectées.

La chute de richesse et de tonnage entraînera mécaniquement une baisse du prix payé aux agriculteurs. Les coupeurs et prestataires, confrontés à un travail plus pénible et moins rentable — parfois deux tonnes coupées par jour contre cinq habituellement — demandent également une rémunération plus élevée, alourdissant encore les charges des exploitations.

La FDSEA réclame depuis plusieurs mois un accompagnement financier d’urgence pour compenser les pertes et soutenir la trésorerie des exploitants. « On a besoin de concret, pas seulement de soutien moral », martèle Stéphane, pointant le manque de réactivité de l’industriel. L’idée d’un prix plancher exceptionnel, permettant d’éviter d’être redevable à l’usine cette année, a été formulée à plusieurs reprises en CMU, CPCS et même lors de la venue d’un ministre. Mais elle a été refusée.

Si l’État a accordé une aide exceptionnelle — 1 000 € pour les exploitants du Nord-Est et 385 € pour ceux du Sud-Ouest —, les planteurs estiment que cela reste largement insuffisant au regard des pertes subies.

Pour mieux suivre l’évolution de la récolte, la FDSEA demande la tenue mensuelle des Commissions Mixtes d’Usine (CMU), afin d’actualiser les données sur la richesse et le tonnage. Mais, en attendant, l’organisation syndicale redoute que 2025 ne laisse une empreinte durable sur la filière canne.

Le président de la FDSEA n’a pas non plus manqué de réagir par rapport à la loi Duplomb

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