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La sénatrice Audrey Bélim dépose une proposition de loi pour adapter le calendrier scolaire à La Réunion

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Dans une vidéo adressée à la population réunionnaise, la sénatrice Audrey Bélim interpelle avec force et clarté :

“Notre île est dans l’hémisphère sud, mais nos enfants étudient selon un calendrier conçu pour l’hémisphère nord. Il est temps d’arrêter cette absurdité.”

Ce message fort s’accompagne d’un acte législatif concret. Le 4 avril, Audrey Bélim a déposé au Sénat une proposition de loi autorisant enfin le rectorat de La Réunion à adapter le calendrier scolaire aux réalités climatiques locales, y compris pour les examens nationaux .


Une aberration climatique et pédagogique

La Réunion connaît son été austral entre décembre et mars, une période marquée par des températures très élevées et une forte humidité. Pourtant, les élèves, de la maternelle au lycée, doivent poursuivre leur scolarité comme si les saisons étaient inversées.

« Le réchauffement climatique aggrave encore cette situation. Des élèves passent leurs examens dans des conditions intenables. Il y a même eu des épreuves du bac organisées à 22 heures pour respecter les horaires de la métropole », rappelle la sénatrice .

La conséquence est double : des conditions d’apprentissage dégradées, et un impact direct sur la réussite scolaire, notamment pour les lycéens et les plus jeunes, affectés dans leur concentration, leur sommeil et leur santé.


Une proposition de loi adaptée, réaliste et concertée

La proposition de loi prévoit d’ajouter un nouvel article L. 521-1-1 au Code de l’éducation. Celui-ci permettra, par dérogation, au recteur de l’académie de La Réunion d’adapter l’année scolaire – y compris les examens et concours nationaux – aux spécificités climatiques locales, après consultation des acteurs éducatifs et institutionnels locaux (élus, syndicats, fédérations de parents, lycéens, etc.) .

Cette adaptation sera valable pour une période maximale de trois années scolaires, renouvelable.

« Le dialogue local est essentiel. On ne peut plus imposer à La Réunion des décisions prises à Paris, sans tenir compte de la réalité du terrain », insiste Audrey Bélim .


Des exemples inspirants dans l’hémisphère sud… et même en Outre-mer

L’idée n’est pas nouvelle. De nombreux pays de l’hémisphère Sud, comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud ou l’île Maurice, ont depuis longtemps adapté leurs rythmes scolaires aux saisons locales.

L’île Maurice, par exemple, commence son année scolaire en janvier pour la terminer en novembre. D’autres territoires français comme la Nouvelle-Calédonie ou Wallis-et-Futuna disposent déjà d’une certaine flexibilité.

Et si certains s’inquiètent du “décalage” que cela provoquerait pour les bacheliers souhaitant poursuivre leurs études en métropole, la sénatrice répond avec des solutions concrètes : services civiques, emplois étudiants, préparation administrative ou académique pendant l’intervalle. Elle rappelle aussi que seule une minorité de bacheliers est concernée, la majorité étudiant à La Réunion même .


Un appui juridique, une urgence sociale

La jurisprudence reconnaît que les spécificités climatiques peuvent justifier une adaptation du calendrier scolaire en Outre-mer. Mais jusqu’à présent, le verrou législatif interdisait toute modification des dates d’examen. C’est ce que vient précisément lever cette nouvelle loi .

Cette réforme est d’autant plus urgente que, selon une note de France Stratégie, les natifs de La Réunion ont 20 à 25 % de chances en moins d’obtenir un diplôme du supérieur que ceux nés dans l’Hexagone. Adapter le rythme scolaire au climat, c’est donc aussi lutter contre les inégalités structurelles d’opportunité .


Un enjeu écologique et économique

Adapter le calendrier scolaire, c’est aussi réduire la consommation énergétique liée au refroidissement des établissements, souvent vétustes, mal isolés, et peu adaptés aux fortes chaleurs.

« Cette mesure permettrait d’éviter aux collectivités de lourdes dépenses et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. C’est une mesure de bon sens, au croisement de l’éducation et de l’écologie », souligne Audrey Bélim .


Une réforme attendue et soutenue

La proposition de loi reçoit le soutien de nombreux syndicats enseignants (FSU, Sgen-CFDT), de la FCPE, et d’une partie croissante de la population, sensibilisée à la question depuis plusieurs années. Les élèves eux-mêmes ont déjà mené des mobilisations pour dénoncer la chaleur en classe.

Cette initiative s’inscrit dans la lignée d’autres propositions portées par la sénatrice, comme celle sur l’adaptation des normes de construction aux spécificités de La Réunion, récemment adoptée à l’unanimité par le Sénat.


Conclusion : une école réunionnaise plus juste, plus efficace, plus humaine

La proposition de loi portée par Audrey Bélim est à la fois pragmatique, concertée et visionnaire. Elle ne remet pas en cause l’unité de l’Éducation nationale, mais propose une adaptation raisonnable et justifiée, au nom de l’intérêt supérieur de l’élève.

« Ce que nous voulons, c’est une école plus adaptée à notre climat, plus juste, plus agréable pour nos enfants. En tant que parents, c’est ce qui nous importe le plus », conclut la sénatrice dans sa déclaration publique .

L’avenir dira si le Parlement saura entendre cette voix venue du Sud – une voix de bon sens, de justice et d’espérance pour toute une génération de jeunes Réunionnais.

18 Commentaires

  1. Zoreil ici il joue avec deux saisons ! Saisons été métropole pour allez voir camarades zoreil , et saisons hiver pour reste sur l’île ! Hormis les fanatiques du ski ! Créole c’est sauce boeuf conserve la rivière Langevin toute l’ année , le choix l’est ou ?

  2. Ôté créoles , zoreil y vient faire zotes blés la réunion , y tue le coût de l’immobilier ! Comment créole l’est aussi couillons ! En Guadeloupe et en Martinique ces zoiseaux ne font pas la pluie et le beau temps ! Une race qui sait se défendre des opportunistes et savoir faire respecter leur culture !

  3. Un conseil pour la sénatrice pour son programme de calendrier scolaire , le meilleur compromis lorsque les salles de classes ne sont pas climatisées ! Lol! C’est du 15 mars jusqu’au 30 juin sans interruption ! Et du premier août au 30 octobre , sans interruption ! Solliciter le recteur , pour les vacances de neige c’est gagne , et pour les vacances d’été c’est pas top ! Enfin c’est a vous de décider !

  4. Et quand une loi pour foutre dehors tout ces migrants remis en liberté ? Au lieu de vraiment de s’occuper des vrais problèmes de notre pays Mde fait semblant de déposer une proposition de loi où il y a pas lieu d’être …

  5. Donc si l’enfant doit étudier ailleurs il va être obligé de faire une période sabbatique forcé parce que notre calendrier scolaire est pas le même.apres va dire Réunionnais lé paresseux ou bien n’a point le niveau où j’en passé.
    Vous rester dans vos bureaux climatisé à pondre des conneries à mon sens
    Si on enlève la clim dans vos bureaux vous allez dire quoi que vous bossez plus parce qu’il fait trop chaud.
    Mettez vous en tête que les années vont être de plus en plus chaudes alors il faut mettre les moyens pour adapter les classes au lieu de faire des annonces inutiles mais bons c’est pas gagné avec vous en tout cas

  6. A quand aussi des écoliers réunionnais devant des professeurs réunionnais ! Il serait temps aussi de se battre pour ça au lieu de voyer nos matières grises en pâturage en métropole ou à Mayotte ! Peut être que cette solution permettra aussi aux professeurs natifs de rentrer chez eux et renvoyer chez en métropole, les métro qui veulent skier !

  7. PROPOSITION DE LOI POUR LES INNUTILES! DE SENATRICE QUE I SERVE A RIENS DANS L’EMYCICLE ET QUE N’AURAS AUCUNE SUITE! ET ELLE I CONNAIS BIENS POURTANT! DONC VAUDRAIT MIEUX QU’ELLE I RENTRE A LA REUNION ET OCCUPE SON FAMILLE! COMME SI GOUVERNEMENT FRANCAIS NéNA A FOUTRE AVEC ELLE??

  8. N importe quoi !
    La rentree ds les ecoles du sup se fait en septembre et donc le gamin au lieu d entrer en L1 a 18 ans va y entrer a 19 ans en ayant eu 8 mois de flottement deambulant dehors ? Suffisamment de temps pr tt oublier et ne pas avoir envie de retourner a l ecole.
    Car l universite elle meme a la reunion continuera a debuter en septembre… on voit mal comment un etudiant voulant faire la moitie de l annee a l etranger avec erasmus va dire a son universite d accueille mon semestre commence en juillet … et donc je reste dehors jusqu a septembre ?
    Pr les concours vs pensez qu on va creer un sujet specialement pr les reunionnais ? Tous les concours ? Du coup il va y avoir un ratio de postes specialement pr na run ? Donc impossible d avoir 100% de recus … et l equité ? Admis a un concpurs en n ayant pas eu le meme sujet… on retourne au bac cocotier… c beau sur un cv

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