//

Affaire de la Colline : La Ville de Saint-Denis dénonce les contre-vérités et rappelle ses obligations légales

2 min de lecture
5

La Ville souhaite répondre à des accusations graves et mensongères de personnes irresponsables. Ces individus instrumentalisent, pour leur campagne politique, le malheur vécu par les habitant.e.s de la Colline, quitte à les mettre en danger, en prétendant défendre leurs intérêts. Ces accusations portent sur trois sujets :

Un prétendu projet d’endiguement de la Colline non-réalisé :

En novembre 2007, le député-maire René-Paul Victoria fait adopter par le Conseil municipal un projet d’endiguement de la rivière Saint-Denis « entre l’embouchure et la première passerelle métallique » pour 12 millions d’euros. Le quartier de la Colline n’était donc pas concernée par les travaux décidés par la majorité municipale de 2007. Comme chacun peut le constater, les travaux ont été réalisés
tels qu’ils avaient été prévus.

Les experts sont unanimes, l’endiguement de la Colline n’est pas possible et les personnes malhonnêtes qui prétendent le contraire mentent. La Ville, face à ces accusations graves et mensongères de détournement, se réserve le droit d’agir en justice.

Le non-respect des procédures :

Lors du cyclone Garance, trois habitations ont été fortement endommagées, rendues irréparables par l’effondrement de la berge. Elles menaçaient immédiatement la vie de leurs habitant.e.s en risquant de s’effondrer à tout moment. Ce danger a été identifié par un rapport d’experts du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM).

La maire avait donc l’obligation légale et la responsabilité pénale et morale d’assurer la sécurité de tou.te.s et en particulier des personnes qui habitaient dans ces maisons. C’est pour cela, et dans ces circonstances, que la Ville et l’État ont assumé ensemble leurs responsabilités et ont suivi la procédure dérogatoire prévue par la loi « Letchimy ».

La Ville de Saint-Denis dénonce les contre-vérités et rappelle ses obligations légales Cette procédure, encadrée strictement par la loi, concerne les personnes soumises à un risque menaçant de manière imminente gravement les vies humaines, ce qui est le cas pour les trois habitations détruites. Elle permet également une indemnisation des habitant.e.s.

Avant d’être contraints d’ordonner ces destructions, des mois de discussions ont été engagés dès mars 2025 et plusieurs propositions de logements adaptés à la composition et à la situation familiale ont été faites à chacune des trois familles.
Ces discussions ont aboutis sur l’ouverture officielle d’une procédure contradictoire non-obligatoire le 2 juillet et la prise d’un arrêté de péril imminent qui n’a engendré aucune constestation devant les tribunaux.

L’accompagnement social a été maintenu jusqu’à la fin de la procédure et est toujours d’actualité puisque des logements meublés et payés pour 6 mois, électricité et eau incluses, ont été réservés pour chacuns à partir de l’annonce de la procédure de mise en sécurité des habitant.e.s par remise d’un courrier le 2 juillet 2025. La procédure d’urgence de mise à l’abri a donc été parfaitement respectée.

Une rumeur de nouvelle construction sur ce secteur :

Les autres habitations de la Colline ne risquent pas de s’effondrer sur leurs habitants et ne sont donc pas concernées par cette procédure. La Ville conteste donc fermement toute rumeur d’une démolition intégrale du village au profit de constructions nouvelles. Elle rappelle d’ailleurs que l’intégralité de la zone est inconstructible et ne peut être déclassée du fait des risques classés rouge au Plan de Prévention des Risques Naturels prévisibles (PPRN).

5 Commentaires

  1. Franchement, les gens sont sérieux ?
    On est proche des élections, alors certains crient à la manœuvre politique.
    Mais non : la maire agit pour mettre les gens en sécurité, point final.

    C’est juste du bon sens.
    C’est exactement ce qu’on attend d’un maire : protéger la population, avant tout le reste.

Répondre à Laurence Annuler la réponse

Your email address will not be published.

Article précédent

Élections consulaires 2025 : la CCI de La Réunion appelle les chefs d’entreprise à s’engager

Article suivant

Le Port – CCAS : fermeture de la bibliothèque Say, réouverture du siège le 18 août

Free Dom