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« Actrice de ma Santé » : 20 ateliers pour mieux accompagner les femmes à Saint-Denis

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La Ville de Saint-Denis poursuit son engagement pour une santé plus juste, plus proche et plus accessible, à travers une politique publique ambitieuse, transversale et structurée. Pour cela, elle lance l’action « Actrice de ma Santé » à l’attention des femmes des quartiers prioritaires.

Parce que la santé publique ne se limite pas aux soins, mais englobe aussi la prévention, le bien-être, l’environnement, l’activité physique et la qualité de vie, la Ville de Saint-Denis a fait le choix d’agir, en fédérant les partenaires et en allant au plus près des habitant.e.s.

Développée dans le cadre du Contrat Local de Santé (CLS), l’action intitulée « Actrice de ma santé » cible cinq quartiers prioritaires pour informer et accompagner les femmes sur des sujets souvent invisibilisés tels que l’endométriose, la ménopause, le burn out ou encore l’alcoolisation fœtale.

Au total, 20 ateliers seront animés entre juin et décembre par des professionnel.le.s de la Maison de Santé Pluriprofessionnelle TERRA (MPS TERRA), avec le concours d’associations partenaires. Ces sensibilisations seront ainsi organisées dans les quartiers suivants : Camélias, Bas de la Rivière, Moufia les Hauts, Primat et Chaudron.

Pensée pour les femmes des quartiers prioritaires, cette nouvelle action est née d’un constat partagé avec les professionnel.le.s de terrain : les femmes sont encore trop peu accompagnées sur des sujets de santé qui les concernent directement. Ces moments, animés par une équipe pluridisciplinaire (sage-femmes, médecins, psychologues, infirmières, associations), interviennent alors comme des espaces de parole, de prévention, de confiance et d’émancipation.

« Cette action incarne une démarche forte, construite en lien avec nos partenaires de terrain, souligne Marie-Annick Andamaye, élue déléguée à la Santé. Elle repose sur une conviction simple mais essentielle : les femmes ont besoin qu’on prenne soin de leur santé, autant qu’elles prennent soin des autres. Trop souvent, leurs besoins passent après. Avec cette action, la Ville de Saint-Denis fait le choix d’écouter, d’informer, de prévenir et d’agir. »

L’action sera prolongée en 2026 dans cinq nouveaux quartiers (Le Butor, Domenjod, La Source, Sainte-Clotilde et Vauban), pour toucher un public encore plus large.

Au-delà de cela, et depuis la création de sa Direction de la Santé Publique, la Ville de Saint-Denis mène une politique résolument transversale, qui intègre la santé dans toutes les dimensions de l’action municipale : urbanisme, sport, éducation, alimentation, inclusion. Avec la signature du CLS en partenariat avec l’ARS, le CCAS, la Préfecture et les associations du territoire, la Ville déploie depuis 2023 une quarantaine d’actions concertées pour lutter contre les inégalités sociales et territoriales de santé.

En 2024, ce sont 1,1 million d’euros qui ont été mobilisés pour soutenir ces dispositifs. La Ville a notamment mis en œuvre plus de 14 actions concrètes, comme le programme Kultiv Nout Santé par exemple, qui concerne 143 classes de CE1 et 100 classes de CM2, avec des ateliers en milieu scolaire, une implication des parents, et une formation du personnel de cantine.

En parallèle, des actions sont déployées dans les quartiers et lors des rendez-vous habituels comme les Dimanches Ô Barachois : activités physiques et sport-santé avec la Maison Sport Santé, en lien avec l’OMS, ateliers bien-être à travers l’opération Fanm Dobout, séances gratuites de psychologues, dépistages, maraudes, intervention scolaires, déploiement d’espaces sans tabac, etc. L’enjeu ? Aller vers les habitant.e.s, les écouter, les informer.

En faisant de la santé une priorité politique, la Ville de Saint-Denis se positionne comme une collectivité exemplaire et innovante, capable de bâtir des réponses adaptées aux besoins de ses habitant.e.s.

« L’action « Actrice de ma Santé » n’est pas une action isolée : c’est l’illustration d’un engagement plus large, évoque Ericka Bareigts, maire de Saint-Denis. Parce que nous savons qu’il y a des héritages à défaire, des idées reçues profondément ancrées qui fragilisent encore trop de femmes. Notre responsabilité, c’est de déconstruire tout cela. La santé est un droit. Et ce droit, les femmes y accèdent encore trop peu. Elles consultent moins. Elles prennent soin des autres, souvent au détriment d’elles-mêmes. Elles portent en silence des douleurs, des symptômes qu’on a trop longtemps banalisés. Aujourd’hui, on dit stop. »

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