Ce matin, la Ministre des Outre-Mer, Marie Guévenoux, a entamé sa journée par une visite aux locaux de l’agence de LADOM (L’Agence de l’Outre-mer pour la Mobilité). Cette rencontre a été l’occasion pour la ministre d’échanger avec les membres de l’agence ainsi que quelques bénéficiaires de l’aide à la continuité territoriale.
LADOM joue un rôle essentiel dans le soutien aux ultramarins, notamment à travers le dispositif d’aide à la continuité territoriale. Ce dispositif a été illustré par le parcours d’une jeune étudiante partie en métropole pour étudier et devenir policière scientifique. Accompagnée de sa mère, l’étudiante a témoigné de l’importance de cette aide. Obtenir un billet gratuit pour ses études est une chance, a souligné sa mère, tout en attirant l’attention sur la complexité des démarches administratives.
Pour Saïd Ahamada, directeur général de LADOM, ce dispositif représente une véritable « égalité des chances et d’équité territoriale ». Il permet à de nombreux ultramarins de poursuivre leurs rêves et leurs ambitions académiques en métropole.
Le témoignage d’une mère de famille de quatre enfants a également été marquant. Grâce à l’aide à la continuité territoriale, elle a pu rendre visite à ses parents en métropole. Cependant, elle a regretté que ce dispositif ne fonctionne pas dans le sens inverse, c’est-à-dire de la métropole vers La Réunion.
Lorraine Nativel, Vice-Présidente du Conseil Régional, a récemment rencontré la diaspora réunionnaise en métropole et a rapporté que de nombreux Réunionnais souhaiteraient revenir sur leur île pour revoir leur famille, mais en sont empêchés par le manque de moyens financiers.
Toutes ces préoccupations ont été portées à l’attention de la ministre Marie Guévenoux. En particulier, le problème des stages pour les jeunes Réunionnais en métropole qui souhaitent les effectuer sur leur île d’origine, mais qui se heurtent à l’absence de dispositifs adéquats. La ministre a affirmé avoir pris note de ces problématiques. Selon Saïd Ahamada, des études sont en cours et des réponses devraient être apportées prochainement.
Actuellement, le bon pour l’aide à la continuité territoriale s’élève à 475 euros, dont 100 euros sont pris en charge par la région. Chaque année, ce sont 33 000 bons qui sont délivrés sur le territoire.
Réaction de la ministre :
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mais c’est à Mayotte les gros problème pourquoi elle ne va pas là bas ?