La montée des violences continue de préoccuper les autorités locales et nationales, même dans des communes comme Chirongui, jusqu’ici considérées comme plus calmes. Ce constat alarmant interpelle le préfet de Mayotte, Anchya Bamana, ainsi que la députée Estelle Youssouffa, qui appellent à une mobilisation renforcée des forces de l’ordre et des pouvoirs publics.
Dans la nuit de lundi à mardi, un nouvel épisode de violence a éclaté lors d’un concours de danse « shatta » à Chirongui. Des individus, surnommés les « dakous », ont décidé de gâcher la soirée, semant le trouble et la peur parmi les participants. Ce regain de tensions illustre le sentiment d’insécurité croissant sur l’île : « On n’a plus la liberté de sortir la nuit sans que ça finisse en cacahuète », témoignent des habitants.
Face à cette situation, la gendarmerie de Mayotte et la police nationale, soutenues par leurs homologues de la Réunion, intensifient leurs actions pour restaurer la sécurité. Des opérations conjointes sont menées régulièrement afin de lutter contre la délinquance et les actes de violence qui touchent toutes les communes, y compris Chirongui. Le gouvernement suit de près la situation et travaille à des mesures adaptées, avec un engagement affiché sur le terrain. Les médias locaux comme La 1ère Antenne Réunion suivent ces évolutions, rappelant que la sécurité à Mayotte demeure un enjeu crucial pour la stabilité sociale et le bien-être des habitants.
Tous les acteurs s’accordent à dire que la violence ne doit plus être une fatalité dans l’île, et que seule une coopération forte entre autorités, forces de l’ordre et population permettra d’inverser durablement cette tendance.


