Vers un prix unique pour les samoussas à La Réunion ? Le député Ratenon dépose une proposition de loi choc

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C’est une annonce qui risque de faire parler aussi bien dans les marmites que dans les travées de l’Assemblée nationale. Le député réunionnais Jean-Hugues Ratenon a déposé cette semaine une proposition de loi inédite visant à instaurer un prix unique de 0,20 € pour tous les samoussas vendus à La Réunion, quelle que soit leur garniture. Un texte qui, s’il venait à être adopté, pourrait bouleverser l’économie informelle du snacking local.

Uniformiser pour protéger le pouvoir d’achat

Dans l’exposé des motifs, le parlementaire de la 5e circonscription évoque la flambée des prix observée ces derniers mois sur les produits de bouche populaires. “Dans certains quartiers, le samoussa est vendu entre 0,40€ voire 0,70€ l’unité, ce qui est tout simplement déraisonnable pour une spécialité censée rester accessible à tous”, déplore le député.

La mesure viserait à protéger le pouvoir d’achat des familles modestes, tout en encadrant une activité très répandue mais peu régulée, souvent exercée par des artisans ou vendeurs de rue. Le prix unique serait applicable aussi bien aux samoussas au fromage, au poulet, au poisson qu’à ceux aux légumes, sans distinction.

Une idée qui divise déjà

Dans les rues de l’île, la nouvelle fait réagir. Si certains consommateurs applaudissent l’initiative, estimant qu’il est temps de remettre de l’ordre dans les prix”, les professionnels, eux, se montrent plus prudents.

“Tous les samoussas n’ont pas le même coût de revient. Le thon, la viande, ce n’est pas le même prix que les légumes ou le fromage. Nous imposer un tarif unique, c’est risquer de nous faire perdre de l’argent”, alerte un vendeur au marché du Chaudron.

Un restaurateur du sud partage ce point de vue : “C’est une spécialité locale, oui, mais c’est aussi un produit de travail. Si on commence à figer les prix, c’est notre liberté commerciale qui est en jeu.”

Quelle application concrète ?

Rien n’indique pour l’heure que la proposition ait des chances d’être adoptée dans sa forme actuelle. Elle devra d’abord passer l’étape de l’examen en commission, puis convaincre la majorité parlementaire. Un chemin semé d’embûches pour un texte au ton aussi symbolique que provocateur.

Mais pour Jean-Hugues Ratenon, le message est clair : la Réunion ne peut pas laisser son patrimoine culinaire devenir un luxe. “On parle d’un produit populaire, culturel, qu’on partage entre collègues, en famille, à toute heure. Il faut le défendre comme on défend le riz ou le pain”, plaide-t-il.

Un débat de société… au goût bien local.

16 Commentaires

  1. Avec tous les problèmes qu’il y à sur l’île , faut croire qu’il s’ ennuie, il faut qu’il justifie son salaire auprès des réunionnais, alors il parle de samoussas, vraiment il n’a rien à faire, alors il n’a qu’a allez à Mayotte pour les aider à reconstruire leurs île comme ça ils viendront moins chez nous pour nous détruire comme iils ont commencés à le faire .

  2. Bien que c’est sans aucun doute un poisson du jour, les concernés devraient méditer sur les conséquences d’un abus. C’est comme celà que le législateur arrive à saborder la tranquillité d’un marché…

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