Université de La Réunion : Frédéric Miranville dénonce une « éviction injustifiée »

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Dans une tribune, le professeur Frédéric Miranville, président de l’Université de La Réunion, exprime son incompréhension face à la « sévérité des sanctions qui l’ont écarté de son poste », revenant sur les événements qui l’ont conduit à cette situation, et dénonçant ce qu’il considère être « une tentative d’éviction injustifiée » :

« Tout ça pour ça …

Depuis le 6 octobre 2023, je suis confronté à une suspension administrative qui m’a écarté de ma passion et de mon métier. Une enquête de l’IGESR1, diligentée par l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur la base d’un signalement, notamment de ma concurrente malheureuse aux élections universitaires, a conclu que sept membres de la gouvernance de l’Université de La Réunion, dont moi-même, auraient mis en place un vaste système de harcèlement institutionnel et moral.

Après un an d’instruction, le CNESER2 a rendu une décision disciplinaire me sanctionnant lourdement d’une interdiction d’exercer pendant une année supplémentaire, avec privation de salaire. Cette décision repose principalement sur l’envoi de courriels de rappel à l’ordre à deux anciens cadres supérieurs qui faisaient preuve d’insuffisances professionnelles et non sur des actes de harcèlement volontaires. Je regrette de ne pas avoir mieux perçu leur détresse, mais il est établi que je n’ai pas délibérément agi pour leur nuire et que les accusations graves initiales étaient infondées, notamment la mise en place d’un harcèlement moral systémique.

Je suis toutefois déçu que mon innocence totale n’ait pas été reconnue et je rejette catégoriquement l’image d’un président harceleur malgré la couverture médiatique qui a pu en donner cette impression. Mon engagement professionnel, parfois excessif mais toujours constructif et au service de l’intérêt général, a pu s’exprimer avec des maladresses, mais il ne justifie pas une sanction d’une telle sévérité, au regard des résultats très positifs et de la reconnaissance acquise pour l’Université de La Réunion sous mes mandats.

Dans ce contexte, j’envisage de me pourvoir en cassation et de demander la suspension de l’exécution de cette décision. Au demeurant, le CNESER a laissé à l’autorité compétente le soin de statuer sur mon mandat de président de l’Université de La Réunion, créant ainsi une situation inédite où un président élu coexiste avec un administrateur provisoire. Sachant cela, l’université organise dès maintenant et à la hâte des élections pour choisir mon successeur alors que mon mandat court jusqu’en mai 2025. Toutes ces procédures semblent ainsi n’avoir eu pour but que de m’évincer de la présidence de l’université alors que j’ai été élu démocratiquement et à plusieurs reprises : tout ça pour ça …

Malgré cette nouvelle épreuve, je reste attaché aux personnels et aux étudiants de l’Université de La Réunion et je leur adresse toute ma considération en cette période mouvementée. Je suis conscient que mon engagement pour l’excellence et la rigueur a pu être perçu de différentes manières. Mon objectif a toujours été de faire progresser l’institution avec dévouement et professionnalisme. J’exprime enfin ma sympathie aux président(e)s d’universités françaises, qui s’investissent pleinement et en toutes circonstances pour diriger leurs établissements. »

10 Commentaires

  1. Et il n’y a que vous monsieur Miranville pour croire que votre mandat a été prolongé jusqu’en 2025… même sur ce point vous niez la verité c’est quand même fou ! cela releve certainement d’une pathologie psychriatrique….

  2. Au CNESER comme dans toute instance juridique on donne une change au prévenu en ne le comdamnant pas lourdement pour un premier délit qui est porté à connaissance de la justice. C’est l’organe qui comdamne le moins c’est une chance pour lui ! Il faut en faire beaucoup pour être comdamné à une sanction de grade 5/7. Il peut essayer de minimiser… mais nous n’en croyons rien.
    On n’était pas encore dans le cas d’une récidive. Mais le conseil d’état va vite comprendre avec ce qu’il publie dans la presse, la dangerosité de cet homme qui continue à harceler alors qu’on lui demande de réfléchir encore pendant un an à son comportement inapproprié lorsque l’on est universitaire, président et fonctionnaire, lorsque l’on est un personne en société.

  3. Faut fé attention !!! Quand certains créole i accède a un poste haut placé ou si li monte de grade, li crase son camarade , li marche su d’œuf i pète pas !!!
    Néna un jour i appelle demain pou fé rappelle à li où ça li sorte… Reusement pas toute les pareil !!!!

  4. camarade didier robert (qui l’a mis en place) et la vieille coco – ne dit on pas que ceux qui ressemblent s’assemblent ! out belle peugeot (marchés caillé certainement car entre potes vous vous soutenez bien) i doit manqué à ou, lo vers outé fé dedans, lamentable.

  5. Au lieu de mettre , son intelligence
    Aux services de la jeunesse
    Monsieur c’était cru .comme à l’époque des colonies probablement tout permis.
    Il pensait que en suffoquant les autres il aurait été au dessus de la loi
    Non Monsieur erreur
    Vous êtes bêtes à manger de l’herbe, j’ai 1 doute concernant vos diplômes pour se comporter ainsi. Triste .de vous voir humilié
    Par des vrais intellectuel. Qui vous demande de revoir vos leçons. Le titre de
    Professeurs un peu trop élevé pour vous.
    Honteux je préfère être ce que je suis.
    Et surtout pas profiter.

  6. Au lieu de mettre , son intelligence
    Aux services de la jeunesse
    Monsieur c’était cru .comme à l’époque des colonies probablement tout permis.
    Il pensait que en suffoquant les autres il aurait été au dessus de la loi
    Non Monsieur erreur
    Vous êtes bêtes à manger de l’herbe, j’ai 1 doute concernant vos diplômes pour se comporter ainsi. Triste .de vous voir humilié
    Par des vrais intellectuel. Qui vous demande de revoir vos leçons. Le titre de
    Professeurs un peu trop élevé pour vous.
    Honteux je préfère être ce que je suis.
    Et surtout pas profiter.

  7. Bonjour, ce monsieur ne comprend pas ce qui lui arrive. Connaissant assez bien son dossier et tous les reproches que lui font le personnel qui a eu à faire à lui, je m’étonne qu’il ne prend pas conscience du mal qu’il a fait à ces personnes. La sévérité de ses interventions ne laissait aucun doute sur le désir de « détruire » son collaborateur car il se disant que l’on ne pouvait être pour lui ou contre lui. Ce qui est affligeant c’est que son équipe travaillait dans le même sens que lui car étant sur la même longueur d’onde que lui. Ne dit-on pas que ceux qui se ressemblent s’assemblent ! Si le CNESER composé de Professeurs, de Maîtres de Conférence et d’étudiants a pris cette décision, je pense que son dossier ne plaide pas en sa faveur. C’est pourquoi il n’y a pas de remise en cause de son engagement pour l’université de la Réunion et au profit de ses étudiants mais du constat de son mauvais comportement à l’égard du personnel qu’il cotoyait. Ne pas le reconnaître comme il le fait ne le grandit pas réellement. Même suspendu il ne veut pas reconnaître ses erreurs de gestion RH du personnel. Par ailleurs il obligeait ses collègues à se syndiquer au SGEN CFDT, section syndicale qu’il avait créé avec une Vice présidente très proche de lui, voire trop proche selon certains. Au vu de ses méthodes rétrogrades utilisées contre le personnel il ne pouvait y avoir que cette issue de double suspension car les faits qui lui sont reprochés relèvent d’une extrême gravité pour tous ceux qui ont eu le malheur de croiser sa route. Dans sa mise au point je n’ai pas vu ses excuses envers s les personnes qui ont eu à subir son courroux durant ses longues années de présidence. La moindre des choses est de présenter ses regrets. Cordialement.

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