La Commission de l’océan Indien (COI) a dévoilé les résultats de son concours vidéo régional « Quand la nature se fâche, que faire ? », et l’un des prix a été remporté par une jeune Réunionnaise : Émeline Arzac, qui décroche le Prix du public pour sa vidéo intitulée « Agis, protège et partage ».
Lancé en juillet 2025 dans le cadre du projet RDRM (Renforcement de la résilience et gestion des réponses aux catastrophes), soutenu par l’Union européenne, ce concours encourageait les jeunes de 18 à 26 ans de l’Afrique australe et de l’océan Indien à créer des vidéos de sensibilisation aux risques naturels. Sur les 17 vidéos soumises, cinq ont été sélectionnées pour un vote du public sur YouTube.
Une Réunionnaise mise en lumière dans un concours régional
Parmi les lauréats provenant de Madagascar et des Comores, la seule représentante de La Réunion, Émeline Arzac, s’est distinguée grâce à une forte mobilisation du public en ligne. Son message, simple et percutant, met en avant les gestes qui sauvent face aux aléas naturels qui touchent régulièrement l’île : pluies intenses, houles, vents violents, risques cycloniques.
Sa distinction offre à La Réunion une visibilité régionale rare dans un concours axé sur la culture du risque, un enjeu majeur pour un territoire particulièrement exposé aux phénomènes climatiques extrêmes.
Un concours pour renforcer la préparation face aux risques naturels
Selon les documents officiels de la COI, le jury a évalué les productions selon la pertinence du message, la créativité et la qualité de réalisation. Les vidéos récompensées seront désormais utilisées comme outils de sensibilisation dans l’océan Indien.
Les autres lauréats sont :
• 1er prix : Tahina Andreotti Ramarolahy (Madagascar)
• 2e prix : Fahad Abdallah (Comores)
• 3e prix : Primo Neyra Befotsy (Madagascar)
Un enjeu régional mais aussi réunionnais
Pour Shafik Bafakih, président du jury, ces œuvres illustrent la nécessité d’une réponse collective aux catastrophes climatiques : un message qui résonne particulièrement avec la réalité réunionnaise, régulièrement confrontée aux cyclones, à la houle australe ou encore aux épisodes orageux intenses.
Émeline Arzac, par son engagement et sa créativité, rappelle que la jeunesse réunionnaise a un rôle clé dans la construction d’une culture du risque plus forte et mieux partagée.



