Une mobilisation d’ampleur est annoncée ce mercredi matin devant le rectorat de La Réunion. Les agents de la fonction publique, soutenus par plusieurs organisations syndicales, entendent dénoncer la récente modification des modalités de traitement des congés de longue durée (CLD) et de grave maladie (CGM). Selon eux, cette réforme du dispositif de rémunération des agents en arrêt longue maladie crée une forte inégalité entre les fonctionnaires ultramarins et leurs homologues de l’Hexagone.
Les syndicats locaux alertent depuis plusieurs semaines sur les conséquences de ce nouveau décret. D’après leurs estimations, les agents concernés pourraient subir une baisse pouvant aller jusqu’à 66 % des primes liées à la sur-rémunération, un élément essentiel du pouvoir d’achat à La Réunion. Plus inquiétant encore, plusieurs agents qui bénéficiaient jusqu’alors de l’ancien système auraient reçu des ordres de remboursement pour des « trop-perçus », prélevés directement sur leur salaire.
Une mesure jugée « brutale et injuste » par les représentants syndicaux, qui dénoncent un traitement inéquitable et une absence totale de concertation avec les personnels concernés.
Parallèlement à l’appel à manifester, le député Jean-Hugues Ratenon a exprimé, dans un communiqué publié dans la nuit, son soutien total aux agents en lutte.
« J’apporte mon total soutien aux agents de la Fonction Publique à La Réunion qui manifestent ce mercredi devant le rectorat. Ils dénoncent à juste titre et avec force la modification des modalités de traitement des congés de longue durée et de grave maladie », écrit le parlementaire.
Selon lui, la nouvelle réglementation « avantage les hexagonaux » et « défavorise les ultramarins au regard de leurs spécificités », ajoutant que cette réforme illustre le principe « à situation différente, traitement différent ».
Le député rappelle également que cette mesure contredit l’esprit de l’accord interministériel du 20 octobre 2023, lequel prévoyait une amélioration de la prise en charge des agents en congé longue maladie ou grave maladie. Cet accord stipulait notamment que l’État devait « garantir une meilleure indemnisation » pour les fonctionnaires en situation de vulnérabilité.
Jean-Hugues Ratenon appelle à l’arrêt immédiat des prélèvements opérés par le rectorat et à une révision urgente des nouvelles règles de rémunération, incluant le maintien de la sur-rémunération pour les agents en congé maladie longue durée. « Cette situation plonge plusieurs familles dans des difficultés financières, en plus de la maladie. C’est totalement inadmissible », souligne-t-il.
La manifestation prévue ce mercredi matin devrait rassembler des agents venus de différents services publics : éducation nationale, hôpitaux, collectivités et administrations d’État. Plusieurs syndicats appellent à une mobilisation pacifique mais déterminée, dans l’objectif d’obtenir une suspension du décret et l’ouverture de négociations spécifiques à La Réunion.



Ratenon a raison de soutenir ces pauvres fonctionnaires sur rémunérés qui n’ont pas la chance d’avoir une bonne santé comme les ouvriers du BTP qui oeuvrent sur le bord des routes sous gros soleil…….. Pourquoi ce député de pacotille ne demande pas la sur rémunération pour tous et pas que pour les fonctionnaires !!!!!!
Des certificats médicaux de complaisance continuent manifestement d’être délivrés à des individus dont l’état de santé ne présente aucune altération notable, y compris au sein de ce même rectorat. Des éléments probants, notamment des photographies et suivi ont été transmis au recteur afin de corroborer ces constats.
Il conviendrait de mettre un terme à cette instrumentalisation abusive des arrêts de travail, lesquels semblent servir davantage à la poursuite d’intérêts personnels tels que la construction de résidences, les loisirs balnéaires ou autres activités récréatives, qu’à la préservation de la santé publique.
Reuzment encore le député Ratenon lélà pour faire entendre la voix du parlement contrairement à Rivière du RN qui vote actuellement des lois antisociale pour le budget 2026 pour précariser encore plus les Réunionnais.