Une tragédie a bouleversé la commune de Poilley, dans la Manche, dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 octobre. Un violent incendie a ravagé une habitation familiale, causant la mort d’un homme, d’une femme et de leur enfant de sept ans. Un deuxième enfant, âgé de seulement deux ans, a survécu miraculeusement et a été transporté à l’hôpital.
Selon les premières informations du parquet de Coutances, les jours du jeune rescapé ne seraient pas en danger, mais les médecins restent prudents quant à son état de santé. « Toute précaution doit être prise sur ce point », a précisé le procureur Gauthier Poupeau dans un communiqué adressé à la presse.
Les secours ont été appelés peu avant 4 heures du matin. Rapidement, une cinquantaine de sapeurs-pompiers ont été déployés pour maîtriser les flammes et tenter de sauver les occupants de la maison. À leur arrivée, l’incendie s’était déjà propagé au rez-de-chaussée, menaçant de se diffuser à l’étage et aux habitations voisines. Malgré leurs efforts, les soldats du feu ont dû faire face à une situation particulièrement périlleuse : la structure de la maison, gravement fragilisée, rendait les recherches extrêmement difficiles.
Les corps de la mère et de son enfant de sept ans ont été retrouvés dans l’après-midi, après plusieurs heures d’investigation au milieu des décombres. Le corps de l’homme, présumé être le père de famille, avait été découvert un peu plus tôt dans la matinée. Si l’identité exacte des victimes n’a pas encore été confirmée officiellement, tout laisse à penser qu’il s’agit d’une même famille.
Le parquet de Coutances a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances précises du drame. Les causes de l’incendie restent pour l’heure inconnues. Le procureur a indiqué qu’il donnera davantage d’informations sur l’origine du sinistre au début de la semaine prochaine.
Dans le village, c’est la consternation. Les habitants, choqués, décrivent une famille discrète et aimante. Le maire de Poilley a exprimé sa profonde tristesse et son soutien aux proches des victimes, tandis qu’une cellule psychologique a été mise en place pour les habitants et les secouristes intervenus sur place.
Ce drame vient une nouvelle fois rappeler la dangerosité des incendies domestiques, souvent imprévisibles et dévastateurs. Pour la petite commune normande, la nuit du 10 octobre restera marquée par une immense douleur : celle d’une famille décimée, et d’un enfant miraculé qui, désormais, devra grandir avec le souvenir de cette tragédie.


