Trump et Poutine reclament des concessions majeures à l’Ukraine

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Dans le cadre des négociations visant à mettre fin à la guerre en Ukraine, les États-Unis et la Russie ont présenté ce mercredi à Londres des demandes audacieuses qui bouleversent les équilibres diplomatiques. Washington serait prêt à reconnaître officiellement l’annexion russe de la Crimée et à entériner « de facto » le contrôle russe sur quatre régions ukrainiennes — Louhansk, Donetsk, Zaporijia et Kherson — en échange d’un arrêt des hostilités sur les lignes de front actuelles. De son côté, Moscou accepterait de ne pas consolider son emprise sur ces territoires, renonçant à un contrôle total.

Cette offre américaine comprend également une levée des sanctions imposées depuis 2014 contre la Russie ainsi qu’une coopération renforcée dans les secteurs énergétique et industriel entre Washington et Moscou. Par ailleurs, des concessions mineures seraient accordées à l’Ukraine, avec notamment un retrait russe d’une partie de la région de Kharkiv encore occupée, et la création d’une force sécuritaire européenne robuste.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rejeté toute reconnaissance de l’occupation de la Crimée, déclarant : « C’est notre territoire, il n’y a pas de discussion possible ». Il s’est cependant dit favorable à des discussions directes avec Vladimir Poutine, à condition qu’un cessez-le-feu soit établi.

Cette nouvelle phase des négociations fait suite à une réunion internationale ce mercredi à Londres, où Washington est représenté par le général Keith Kellogg, en lieu et place du secrétaire d’État Marco Rubio. Par ailleurs, Steve Witkoff, qui devait également assister à la réunion, pourrait se rendre prochainement en Russie pour un nouvel entretien avec Vladimir Poutine.

Avec ces propositions, Donald Trump met la pression sur Kiev et Moscou, menaçant de « passer à autre chose » si aucun progrès tangible n’est accompli rapidement. Le temps presse pour trouver un compromis à ce conflit prolongé, dont l’issue incertaine continue de peser lourdement sur la stabilité européenne.

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