Alors que le gouvernement acte la généralisation durable des titres-restaurant en grande distribution à partir de 2027, cette pratique est déjà bien installée à La Réunion, où certaines enseignes appliquent une tolérance étendue sur les produits autorisés.
La ministre déléguée au Commerce, Véronique Louwagie, a confirmé ce mardi 17 juin que les tickets-restaurant resteront utilisables pour les achats en supermarché au-delà de 2026, mettant fin aux incertitudes liées à une censure juridique survenue en début d’année. Le texte en cours de finalisation entérine deux mesures clés : la pérennisation de l’usage pour des produits non directement consommables, et la dématérialisation totale du dispositif.
Sur le plan national, il s’agit d’une évolution attendue par une large majorité des bénéficiaires. Mais à La Réunion, l’usage de ces titres dans les grandes surfaces est déjà répandu depuis plusieurs années. Certaines enseignes locales ne se contentent pas de la liste strictement définie par la réglementation : des produits non alimentaires, voire de l’alcool, peuvent parfois être réglés avec ce moyen de paiement, en fonction des tolérances propres à chaque point de vente.
À partir du 1er janvier 2027, les produits pérennisés dans l’Hexagone incluront les plats préparés, viandes fraîches ou surgelées, produits laitiers, fruits, légumes, céréales, féculents, ainsi que toutes les boissons non alcoolisées et leurs dérivés. Les articles strictement interdits resteront l’alcool, les confiseries, les produits infantiles, l’alimentation animale et les articles non comestibles.
À La Réunion comme ailleurs, la liberté laissée aux enseignes dans l’application du dispositif entraîne des disparités. Le plafond de 25 euros par jour est maintenu, bien qu’un double plafond, réclamé par certains restaurateurs, soit à l’étude. Une annonce officielle est attendue dans les prochaines semaines.


