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Témoignage : l’envers du décor d’un voyage avec le CNARM

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Partir avec le CNARM (Comité National d’Accueil et d’Actions pour les Réunionnais en Mobilité) représente, pour beaucoup de jeunes réunionnais, une opportunité de trouver un emploi et de s’installer en métropole. Toutefois, pour certains, cette expérience se révèle plus difficile que prévu. C’est le cas de cette auditrice qui, avec un groupe de six personnes, a quitté La Réunion pour Lyon, avec un CDI en poche. Malgré cette réussite professionnelle, elle se trouve aujourd’hui face à un sérieux dilemme : son hébergement temporaire arrive à son terme, et elle risque de se retrouver à la rue.

Le CNARM offre généralement deux mois d’hébergement temporaire aux nouveaux arrivants, le temps pour eux de trouver un logement permanent. Cependant, cette période peut s’avérer insuffisante, surtout dans un marché locatif tendu comme celui de Lyon. La jeune femme, désemparée, confie :

« Ou sa mi sa va kan mon lhebergement lé fini ? »

Ces mots reflètent la crainte d’une situation imminente, car elle n’a toujours pas trouvé de logement et l’hiver approche.

« La l’hiver i rant et lé compliqué », ajoute-t-elle avec inquiétude.

L’un des obstacles majeurs rencontrés par ce groupe est la difficulté de réunir les conditions nécessaires pour louer un logement. Parmi celles-ci, l’exigence de fournir trois bulletins de paie. Or, avec seulement deux mois en métropole, ils n’ont pas encore ces justificatifs, ce qui complique considérablement leurs démarches. De plus, la garantie Visale, un dispositif aidant les locataires à garantir leur loyer, n’est disponible que pour les personnes de moins de 30 ans. Pour ceux qui dépassent cet âge, les options se font plus rares.

Malgré ces difficultés, ces jeunes réunionnais ne souhaitent pas renoncer à leur projet de s’installer et de réussir en métropole.

« On n’est pas venu ici pour rentrer après », explique-t-elle, soulignant à quel point ils se battent pour réussir leur intégration.

Mais la réalité est cruelle : certains dorment déjà dans leur voiture, faute de solution immédiate. Avec leur hébergement qui se termine dans une semaine, et la perspective de se retrouver sans toit en plein hiver, ils se retrouvent dans une situation critique.

Le témoignage de cette jeune femme souligne l’importance de bien lire et comprendre les contrats avant de s’engager dans ce type d’expérience. Bien que ce dernier stipule clairement les conditions de l’hébergement temporaire, elle avoue qu’elle ne l’avait pas lu en détail. Prise au dépourvu, elle doit maintenant faire face à des conséquences qui auraient pu probablement être anticipées.

Ils appellent à une révision des conditions d’envoi et à un meilleur accompagnement afin d’éviter que d’autres ne se retrouvent dans une situation aussi précaire.

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