///

Saint-Denis : des maisons détruites à La Colline pour raisons de sécurité (Vidéos-Photos)

2 min de lecture
1

Ce jeudi matin, la Ville de Saint-Denis et la préfecture ont mené une opération de démolition de trois habitations et d’un local communal à La Colline, exposés à un risque d’effondrement. Une action rendue nécessaire après des mois de dialogue avec les familles concernées, à la suite du passage du cyclone Garance.

Une intervention « grave mais assumée »

Le préfet de La Réunion a rappelé que l’État, en lien avec la mairie, agit pour protéger des vies humaines :

« Nous sommes à l’achèvement d’un processus qui a été long. […] Ce qui prime, c’est la sauvegarde de la vie humaine. »

Accompagné par l’association ESF Réunion, l’État a mis en place un accompagnement social, mobilisant des assistantes sociales pour informer, rassurer et convaincre les familles de quitter les lieux. Au final, 11 familles ont accepté cette main tendue et ont été relogées.

Ce matin, les démolitions se sont déroulées sous protection policière, incluant trois habitations devenues inhabitables – dont l’une reposait littéralement sur une poutre dans la rivière – et un local communal. Des logements meublés ont été préparés pour les deux dernières familles encore sur place.

La maire : « Ce n’est pas un dossier, ce sont des vies »

Dans une prise de parole empreinte d’émotion, la maire de Saint-Denis a souligné la dimension humaine de cette intervention :

« Ce ne sont pas des lignes sur un dossier administratif. Ce sont des enfants, des souvenirs, des racines. »

Depuis le cyclone, les services municipaux ont été quotidiennement présents sur le terrain. La mairie a :

  • Nettoyé les maisons avec les habitants

  • Mis en place une cellule psychologique

  • Distribué nourriture, eau et habits

  • Proposé trois solutions de relogement par famille, adaptées à chaque cas

Une attention particulière a été portée aux situations familiales (proximité avec un parent âgé, accessibilité pour les seniors…). Ce travail a permis à une famille de quitter les lieux, une autre a donné son accord par écrit, mais une troisième refuse encore de partir.

Une évacuation « pour les familles, pas contre elles »

Le fonds Letchimy, qui indemnise les occupants sans titre vivant sur des zones à risques, a également été mobilisé. Des relevés de surfaces réels, plus avantageux que les déclarations fiscales, ont été faits pour garantir une indemnisation plus juste.

« Le chez-soi peut devenir une tombe », a déclaré la maire. « Je prends aujourd’hui une décision difficile, mais nécessaire pour éviter une tragédie. »

L’opération de démolition se déroule dans un esprit de responsabilité, d’humanité et de protection, avec la volonté affichée de continuer à accompagner chaque famille jusqu’au bout. Néanmoins, les autorités ont interdit tout enregistrement visuel des destructions par les médias et les riverains.

 

 

1 Commentaire

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Article précédent

La Réunion : les prix des snacks flambent, et ça fait grincer des dents (Podcast)

Article suivant

“Rien ne doit plus être fait sans nous” : Ratenon en soutien total à la marche contre la vie chère

Free Dom