L’agression violente de Victoria Asli-Corré, 1ère Dauphine Miss Réunion 2023 et présentatrice des Matinales d’Antenne Réunion télé, ce matin vers 5 heures, à Saint-Denis par quatre individus alors qu’elle se dirigeait vers sa voiture pour se rendre à son travail, relance la question de l’insécurité dans le chef-lieu. Voici les réactions.
Cyrille Melchior, président du Département
« On ne peut pas accepter l’inacceptable ! C’est avec une vive indignation et un sentiment de révolte que j’ai pris connaissance de la profanation d’une statue de la Vierge Marie à Saint-Denis. Cet acte odieux et insupportable constitue un affront à notre patrimoine religieux et culturel. Il porte aussi atteinte à la dignité des croyants et heurte profondément nos valeurs de respect et de vivre-ensemble, qui sont le socle de notre identité réunionnaise.
La Réunion est une terre de tolérance, un lieu de célébration de la diversité où les cultures se croisent et se nourrissent mutuellement. Nous avons su, au fil des siècles, bâtir une société fondée sur le respect des différences. Un acte de cette nature, visant à déstabiliser cet équilibre fragile, est tout simplement inacceptable.
Je tiens à exprimer ma solidarité totale à la communauté catholique de La Réunion, qui est légitimement révoltée et bouleversée par cet incident. La profanation d’un symbole religieux est un acte de violence insupportable qui va bien au-delà du simple délit. Porter atteinte à un symbole religieux, quel qu’il soit, c’est aller à l’encontre de cet esprit de fraternité qui nous unit.
Je condamne avec la plus grande fermeté ces agissements. Que la justice fasse son travail et que notre cohésion reste plus forte que la division. Protégeons ce qui fait la richesse de La Réunion : le respect et l’unité« .
L’UFR soutient les victimes
Ce mardi 11 mars, tôt le matin, la présentatrice d’Antenne Réunion Victoria Asli-Corré a subi une agression soudaine et violente en se rendant au travail.
L’Union des Femmes Réunionnaises apporte son soutien plein et entier à Mme Asli-Corré, ainsi qu’à toutes les victimes de ces violences inacceptables.
Si la journaliste n’a pas été blessée et ne déplore que le vol de ses affaires, le traumatisme d’une telle agression résonnera encore longtemps en elle, comme pour chaque femme victime d’une agression brutale. Malheureusement, chaque femme peut s’identifier à la peur que représente un parking désert ou une ruelle sombre, et aux différentes stratégies a adopter afin d’éviter les agressions.
L’UFR réclame le droit des femmes d’exister dans l’espace public sans crainte d’être agressées. De même, ce mardi 11 mars ont été jugés en correctionnelle deux jeunes hommes qui ont admis des faits de pénétration digitale sur deux jeunes mineures qu’ils avaient fait boire auparavant. Les faits de viols ont été requalifiés en agression sexuelle en réunion, ce qui, non seulement ne correspond pas aux faits, mais allège la peine encourue par les prévenus.
L’UFR apporte tout son soutien aux deux jeunes victimes de ces viols. La requalification des faits est une violence supplémentaire, malheureusement extrêmement courante au sein du système judiciaire lorsque sont dénoncés ces faits.
Pour rappel, l’article 222-23 du Code Pénal décrit le viol comme « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, ou tout acte bucco-génital commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol. Le viol est puni de quinze ans de réclusion
criminelle. »
Ces faits d’actualité sur notre île prouvent encore et toujours la nécessité de la lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes et contre les violences sexistes et sexuelles. Si la société a fait du chemin, il reste encore aux femmes pléthore de batailles à mener, et l’UFR sera présente à chacune d’elles. L’Union des Femmes Réunionnaises.

