Après la publication d’un communiqué de la Ville de Saint-Denis, plusieurs collectifs citoyens répliquent point par point. Dans une réponse cinglante, la plateforme L’Assemblée Dionysienne et le Collectif pour la Défense des Réunionnais dénoncent des “manœuvres d’intimidation” et réclament « la vérité sur la gestion des quartiers oubliés comme La Colline ou La Grande Chaloupe. »
« Suite au communiqué de presse publié par la Ville de Saint-Denis, intitulé « La Ville de Saint-Denis répond à des accusations graves et mensongères de personnes irresponsables », diffusé le mardi 5 août 2025 sur plusieurs médias locaux, notamment :
• LINFO.re
• Radio Freedom
• ZINFOS974
• Clicanoo
• Imaz Press
. Le quotidien
Nous, le Collectif pour la Défense des Réunionnais, aux côtés de la plateforme L’Assemblée Dionysienne, tenons à apporter une réponse rigoureuse, argumentée et factuelle à ces déclarations qui visent non seulement à discréditer notre engagement, mais également à détourner l’attention de la véritable problématique : la maltraitance institutionnelle infligée depuis des mois aux habitants de La Colline, de La Grande Chaloupe et d’autres quartiers oubliés de Saint-Denis.
Ce communiqué de la municipalité contient de nombreuses affirmations inexactes, approximatives, voire contradictoires, sur lesquelles nous avons le devoir de rétablir la vérité, point par point, dans l’intérêt de la population et du débat démocratique.
Ce droit de réponse se veut aussi un acte de transparence. Car contrairement à ce que sous-entend la Ville, notre engagement n’a rien d’« irresponsable » : il est documenté, citoyen et profondément humain.
1. Sur l’accusation de “contre-vérités” et d’« instrumentalisation »
Madame la Maire de Saint-Denis nous accuse aujourd’hui de diffuser des contre-vérités, d’instrumentaliser le malheur des habitants de La Colline à des fins politiques, et de les mettre en danger.
C’est non seulement une attaque grave, mais surtout une tentative de diversion.
Car la seule chose que nous avons faite, c’est porter la voix de familles en détresse, abandonnées depuis des années par la mairie.
Ce que nous avons mis en lumière, ce ne sont pas des “mensonges”, mais des faits vérifiables, documents et preuves à l’appui :
• L’inaction face aux alertes répétées des habitants avant le cyclone Garance ;
• L’absence de visite de la maire auprès des sinistrés ;
• Le non-respect du préavis de 2 mois fixé dans son propre arrêté ;
• L’absence d’alternative de relogement digne malgré les propositions formulées.
Depuis quand défendre des familles, demander le respect de la loi, dénoncer les injustices et réclamer de la transparence serait-il un danger pour la population ?
Ce qui met les habitants en danger aujourd’hui, ce n’est pas notre parole :
C’est l’indifférence, le silence, la brutalité administrative, et les démolitions sans dialogue.
Les vrais irresponsables sont ceux qui n’ont pas entretenu les berges, n’ont pas sécurisé les zones à risque, et n’ont pas pris la peine de répondre aux multiples alertes avant que le drame ne survienne.
Nous ne faisons pas de politique politicienne : nous faisons de la justice sociale, et c’est peut-être ce qui dérange.
Point 2 : le projet d’endiguement
Contrairement aux affirmations de Mme la Maire, une coupure de presse du JOURNAL DE L’ÎLE datée du mardi 31 mars 2009 fait état d’un projet d’endiguement de 2,3 km allant de la Colline jusqu’au Barachois, financé à hauteur de 10 millions d’euros, avec un co-financement par l’État, l’Union européenne et la Ville de Saint-Denis, alors présidée par son prédécesseur… et Mme Bareigts elle-même, deuxième adjointe et Présidente de la CINOR.
Cette information est publique, documentée, et dément clairement la version actuelleselon laquelle le quartier de la Colline n’aurait jamais été concerné. Aujourd’hui, seuls 1,5 kmont été réalisés, protégeant uniquement les grandes entreprises et la zone en aval, tandis que les familles de la Colline ont été laissées sans protection.
Si la Ville se réserve le droit d’agir en justice parce que nous avons publié cet élément factuel , nous aussi, et nous appelons à un audit indépendant sur l’utilisation de ces fonds publics.
3. Sur le non-respect des procédures et l’invocation de la loi “Letchimy”
La mairie affirme avoir agi dans le cadre de la procédure d’urgence prévue par la loi Letchimy.
Pourtant, le document remis à M. Vincent Imaho, sinistré de La Colline, est intitulé :
« Arrêté municipal portant évacuation et destruction de la construction bâtie illicitement au numéro Xxxxxxxx – parcelle DH002 »,
avec un cadre d’intervention daté du 17 juillet 2025.
Ce document mentionne explicitement un délai de contestation de deux mois, comme l’impose la réglementation en vigueur.
Or, la démolition a eu lieu avant même l’expiration de ce délai, sans qu’une ordonnance judiciaire n’ait été émise, ni qu’un réel dialogue avec les familles n’ait été instauré.
Cet arrêté n’est donc pas un arrêté de péril imminent, au sens strict défini par le droit, ni une procédure complète relevant de la loi Letchimy.
Mme Bareigts ne peut pas se prévaloir de la loi pour court-circuiter les délais qu’elle a elle-même fixés dans son propre arrêté.
La loi Letchimy est une loi de protection encadrée, pas un blanc-seing pour procéder à des démolitions sans respect du contradictoire, ni transparence sur les suites pour les habitants.
Enfin, concernant le relogement, M. Imaho a été placé dans un logement social insalubre, comme en témoignent les vidéos publiées sur ses réseaux sociaux.
Il demande aujourd’hui l’ouverture d’un protocole en location-accession, comme cela est proposé à d’autres Dionysiens dont Mme Bareigts fait la promotion actuellement dans la presse et sur son réseau social . Est ce un simple coup de com’?
Pourtant, le responsable de l’habitat de la mairie affirme que ce type de solution “n’existe pas” pour lui.
Pourquoi ce traitement inégal ? Pourquoi cette brutalité dans l’exécution ?
Quand un protocole humain, digne et respectueux aurait pu – et dû – être proposé.
4. Sur la rumeur de “nouvelles constructions” et le devenir du quartier
Mme Bareigts affirme qu’il n’a jamais été question de démolition intégrale du village ni de nouveaux projets immobiliers à la Colline, sous prétexte que la zone est classée rouge au PPRN et donc inconstructible.
Pourtant, les habitants, à juste titre, se posent des questions sur l’avenir de leur quartier. Et ce n’est pas une rumeur : c’est un besoin légitime de transparence, né du silence persistant de la mairie.
Depuis des mois, les familles ont adressé plusieurs courriers recommandés à Mme la Maire, pour solliciter :
• un rendez-vous,
• des éclaircissements sur la stratégie municipale concernant la Colline,
• et des engagements écrits sur l’avenir du quartier.
Aucune réponse. Aucun échange. Aucun déplacement de Mme Bareigts.
Alors dans un contexte où :
• des maisons sont détruites sans préavis clair,
• les médias sont convoqués à la hâte pour vanter une fausse “prise en charge”,
• et les seules zones protégées sont celles hébergeant des entreprises en contrebas…
… il est parfaitement compréhensible que les habitants s’interrogent sur de possibles projets cachés, d’autant plus que des pressions individuelles ont été rapportées(propositions d’achat de terrain à bas prix, promesses orales floues, etc.).
Si Mme la Maire est aussi attachée à la vérité qu’elle le prétend, qu’elle accepte de publier une cartographie publique du foncier, du PPRN, des plans futurs, et surtout qu’elle réponde officiellement aux lettres des habitants.
La confiance ne se décrète pas, elle se mérite.
En conclusion, face à nos interpellations légitimes, nos demandes de transparence, et notre volonté de défendre les droits fondamentaux des habitants de La Colline, de La Grande Chaloupe et d’autres quartiers oubliés, la municipalité de Saint-Denis préfère répondre par la menace, l’intimidation et le discrédit personnel.
Quand une collectivité prétend défendre la justice, mais attaque celles et ceux qui osent poser les bonnes questions, ce n’est plus de démocratie qu’il s’agit : c’est une tentative d’étouffer la vérité, de museler la contestation et de préserver un système d’impunité.
Nous dénonçons fermement ces manœuvres d’intimidation qui visent à faire taire les lanceurs d’alerte, les opposants, les collectifs, et tous les citoyens engagés qui refusent le silence face à l’injustice.
Nous n’avons aucun agenda caché, si ce n’est celui de faire respecter les droits des Réunionnais, d’obtenir la vérité sur l’utilisation de fonds publics, et de porter la voix de celles et ceux qui n’en ont plus.
S’il faut aujourd’hui que des citoyens se lèvent pour rappeler aux institutions leurs responsabilités, alors nous le ferons, sans peur, et avec détermination.
Parce que la démocratie ne se gouverne pas par la menace. Elle se construit dans le respect, la transparence et le dialogue. »



en tant que citoyen de cette commune, je souhaite que cette affaire extrêmement confuse soit réglée au tribunal, pour la sérénité de toute la population.. car dans ce monde actuellement pollué par les réseaux sociaux, et donc de manipulation, nous avons besoin de clarté et non de déclarations de quel bord que ce soit !
donc acte…
Paul POT OU OUBLIE D’UN COUP QUE LA MAIRE EST DE GAUCHE AUSSI????
Quelques associations de gauchiasses viennent de trouver un nouveau fromage !