//

Saint-Denis : ensemble contre le chik !

4 min de lecture
2

Face à la recrudescence du chikungunya à La Réunion, et à Saint-Denis, la Ville de Saint-Denis met en place un plan d’actions global de lutte contre l’épidémie, en partenariat avec l’ARS, le monde économique et le monde associatif dionysien.

Ce plan s’inscrit dans la continuité des actions menées au quotidien par la Ville. Placé sous le signe de la solidarité et de la proximité, il vise à protéger les personnes les plus à risque – bébés, femmes enceintes et seniors –, ainsi qu’à freiner la circulation du virus tout en préservant la vie sociale et économique. Saint-Denis mobilise et coordonne ainsi ses partenaires autour d’une ambition : Ensemble contre le Chik.

Ce plan global est bien plus qu’une réponse sanitaire. Il s’agit d’une mobilisation humaine et collective, construite pour durer et protéger, axée autour de la propreté, l’identification et la destruction des gites larvaires pour limiter le nombre de moustiques et la sensibilisation du plus grand nombre. À travers ce plan, la Ville de Saint-Denis ira dans les quartiers et jusque chez les habitants les plus fragiles, au moyen des agents municipaux et des bénévoles formés par l’ARS, pour détecter les gîtes larvaires et freiner la propagation de l’épidémie.

Grâce à la coordination de tous les acteurs – institutionnels, associatifs, citoyens – Saint-Denis fait front, solidaire et déterminée pour la protection de tou.tes.s les Dionysien.ne.s et en particulier les plus vulnérables.

Ericka Breigts, maire de Saint-Denis : « Nous voulons faire passer un message, celui de changer nos habitudes. Nous devons nous respecter les uns et les autres. Le chikungunya tue. Cette opération musclée demande beaucoup de cœur à l’ouvrage. Et nous n’allons pas nous arrêter là car toute l’année, nous allons continuer à nettoyer avec le chikungunya en tête. Nous allons poursuivre nos efforts en hiver pour prévenir et être en sécurité l’été prochain. »

CIOMITE DE PILOTAGE

Depuis le début de l’épidémie, un Copil se réunit toutes les semaines afin de coordonner l’action des directions municipales en fonction des déclarations de la maladie transmises par l’Agence Régionale de Santé (ARS). L’ARS participe désormais également à ce Copil chaque semaine.

FORMATION DES AGENTS

Des sessions de formations ont été organisées depuis le début de l’épidémie pour que les personnels chargés de l’entretien, les responsables de mairies annexes, des sites sportifs, des écoles, de la direction santé ou encore du CCAS puissent identifier efficacement les gites larvaires et compléter l’action de l’ARS en faisant de la sensibilisation de la population dans les quartiers.

LES ETABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC

Depuis le début de l’épidémie, des protocoles ont été mis en place progressivement dans les ERP de la ville. L’ARS ou des agents ville formés par l’ARS passent sur les sites dionysiens pour identifier l’ensemble des gites larvaires et établir un diagnostic complet. Tous les deux jours, les agents responsables des sites sont chargés de vérifier les gites larvaires identifiés et de signer une fiche de contrôle qu’ils font remonter à leur hiérarchie afin de garantir la traçabilité de la procédure. Les premières cibles de ces protocoles ont été les sites sportifs et les écoles, ils sont aujourd’hui étendus à l’ensemble des ERP de la ville.

LE CENTRE COMMUNAL D’ACTIONS SOCIALES

L’ARS a formé des référents de crèches, des adultes relais, et les personnels qui travaillent au contact des seniors pour leur permettre d’identifier et d’intervenir sur les gites larvaires chez les seniors et faire de la prévention.

ESPACES PUBLICS : PROPRETE, PREVENTION ET COORDINATION

La propreté des espaces publics est une priorité pour la Ville de SaintDenis. Tout au long de l’année, des actions de propreté sont menées dans les quartiers de la cité dionysienne. Soucieuse de la santé de ses habitant.e.s, la Ville organise régulièrement des operations Netoy Nout Vil (NNV), une opération de nettoyage XXL. La police municipale a, de son côté, retiré 603 véhicules de l’espace public au cours de l’année 2024 et établi 595 procès-verbaux pour dépôts et poubelles.

CIMETIERES

Dans les cimetières, les robinets seront remplacés par des citernes traitées au larvicide écologique, sans danger pour les habitant.e.s, les animaux et l’environnement, afin de supprimer les gites larvaires.

FRICHES URBAINES ET NETTOYAGE DE RAVINES

Un partenariat avec le RSMA pour les 15 prochains jours permettra de renforcer les actions de nettoyage sur les friches urbaines et dans les ravines. La Maire engage également les pouvoirs de police spéciale pour les parcelles non entretenues, notamment en réduisant les délais de recours de 1 mois à 10 jours.

Pour les parcelles présentant des déchets, la Ville se réserve le droit de mettre une amende pouvant aller jusqu’à 15 000€. À ce jour, la Ville se mobilise sur le traitement de 45 friches de nature à présenter un risque de santé publique.

Nous avons émis 12 mises en demeure, dont 5 en exécution de travaux d’office au frais du propriétaire. Les propriétaires qui n’entretiennent pas leur parcelle, au mépris de leur voisinage, en particulier dans un contexte d’épidémie de maladie vectorielle seront ainsi sanctionnés.

M O B I L I S A T I O N D E S P A R T E N A I R E S

Clubs Seniors, associations de quartiers, associations sportives, acteurs économiques… La Ville de Saint-Denis mobilise ses partenaires de proximité pour prévenir, identifier les gîtes larvaires et repérer les personnes à risques se trouvant en difficulté.

En ce sens, les responsables de mairies annexes ont été les premiers agents de la lutte contre l’épidémie, en allant quotidiennement chez les habitant.e.s dans les zones de circulation du virus pour sensibiliser, éliminer les gites larvaires et inspecter les établissements municipaux.

En fonction des quartiers où le virus circule activement, eux-mêmes identifiés en lien avec l’ARS, des médiateurs associatifs du CAP ont fait de la prévention dans les quartiers et dans les supermarchés afin de toucher un maximum de personnes. L’objectif : sensibiliser sur la maladie, expliquer comment se protéger efficacement des moustiques et identifier les gites larvaires pour limiter leur multiplication.

Ils seront désormais renforcés par de nouveaux bénévoles associatifs qui seront formés rapidement. Cela permettra de démultiplier les points d’actions et d’aller également chez les personnes vulnérables identifiées par les clubs seniors, associations sportives et associations de quartier. L’ensemble des acteurs du plan s’engagent à diffuser largement des messages de sensibilisation dans leurs réseaux.

2 Commentaires

  1. des maisons poubelles à saint françois ont des cours remplis de déchets, moustiques, rats, couleuvres, allée des Petunias. on a eu le Chikungunia aucun passage de l’ARS, des services de l’état pour pulvériser des produits. voisins lé porc, i laissé entassé déchets, fruits pourris, gâtés dans zot cour.
    l’ars fé pas rien fonctionnaire i assise i réponde pas téléphone. nou lé vilain nou lé pauvre mais zelection i arrive , Weil y’a woir

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Article précédent

Eboulis à Salazie : des coupures programmées de la circulation ce mardi 15 avril

Article suivant

Déploiement des militaires à La Réunion : le député Ratenon interpelle le ministre des Armées

Free Dom