Le récit débute le 24 mars 1977, suite à une période de calme de cinq mois. Le Piton de la Fournaise se réveille en entrant en éruption à l’intérieur de l’enclos, mais dès le 5 avril, une série de fissures se forme à l’extérieur de cette enceinte.
Deux flots de lave distincts jaillissent alors de ces fissures. Le premier se dirige vers l’Est, menaçant le village de Bois Blanc, cependant il s’arrête juste avant d’atteindre son but. Le second, quant à lui, se dirige vers le village de Piton Ste-Rose, une situation inédite à l’époque.
La date du 9 avril 1977 reste gravée dans les mémoires, car d’énormes coulées de lave se précipitent vers ce petit village, engendrant la panique parmi ses habitants.
Cette éruption mémorable de 1977 demeure un chapitre marquant de l’histoire de l’île de la Réunion, laissant une empreinte indélébile dans la mémoire collective des résidents de Piton Ste-Rose. Audrey Lauret s’est rendue sur place pour recueillir les témoignages poignants de ces habitants.
Chronologie de l’avancée de la coulée
Cette éruption a duré environ 10 jours.
24 mars 1977 : début de l’éruption
L’éruption du Piton de la Fournaise commence le 24 mars 1977 dans l’après-midi. La lave commence à s’écouler du flanc sud-est du volcan. L’éruption se déroule à une altitude relativement basse, bien en dehors de l’enclos Fouqué, dans une zone plus habitée et accessible.
25 mars 1977 : la lave se dirige vers Piton Sainte-Rose
La coulée s’intensifie et atteint progressivement la route nationale 2, menaçant la commune de Sainte-Rose. Les premiers signes de danger sont visibles et une surveillance renforcée est mise en place. Les autorités commencent à évaluer les risques et préparent des plans d’évacuation.
26 mars 1977 : premières évacuations
La lave se rapproche encore de plus en plus du village de Piton Sainte-Rose. Les autorités locales décident d’évacuer les zones les plus proches de la coulée. Les habitants de Piton Sainte-Rose sont les premiers à être relogés dans des structures d’urgence.
27 mars 1977 : avance rapide de la coulée
La coulée de lave continue de se déplacer à une vitesse impressionnante. Elle traverse la route nationale et atteint désormais des zones résidentielles. Plusieurs maisons sont menacées, et les habitants se retrouvent de plus en plus contraints à quitter leurs foyers.
28 mars 1977 : la coulée pénètre dans le village de Piton Sainte-Rose
La lave pénètre dans le village de Piton Sainte-Rose. Le spectacle est à la fois fascinant et effrayant. Des maisons sont partiellement ou totalement détruites. Cependant, l’église Notre-Dame-des-Laves semble être épargnée, la lave s’arrêtant juste avant d’y pénétrer, créant un contraste saisissant.
29 mars – 31 mars 1977 : intensification des efforts de secours
Les autorités intensifient les efforts de secours et d’évacuation. Des moyens sont mis en place pour surveiller la progression de la lave et protéger au maximum les infrastructures et les habitations restantes. La lave continue de détruire tout sur son passage, mais l’église reste, elle, intègre. Le flux de lave commence à ralentir, mais les zones touchées sont désormais considérables.
1er avril 1977 : ralentissement de l’activité volcanique
Le 1er avril, l’activité volcanique semble se calmer, bien que la lave continue de couler à un rythme plus lent. La situation devient moins menaçante, mais les coulées sont toujours bien présentes, et le danger n’est pas totalement écarté. Les autorités commencent à effectuer des bilans de dégâts matériels.
2 avril – 3 avril 1977 : coulée stabilisée
Les coulées de lave se stabilisent, et le danger immédiat s’éloigne. Les zones les plus touchées sont délimitées, et les autorités commencent à planifier la reconstruction des zones affectées, tout en continuant à assurer la sécurité des habitants.
4 avril – 7 avril 1977 : nettoyage et aide à la population
Au fur et à mesure que l’éruption prend fin, les habitants qui avaient été évacués commencent à rentrer chez eux, bien que beaucoup de foyers aient été détruits. Le nettoyage et les opérations de secours continuent, en particulier autour du village de Piton Sainte-Rose, pour tenter de rendre la zone à nouveau habitable.
8 avril – 10 avril 1977 : fin de l’éruption
Le 8 avril, l’activité volcanique cesse presque totalement. Les coulées de lave s’éteignent progressivement, et le Piton de la Fournaise entre dans une phase de répit. Les secours mettent un terme aux opérations d’urgence et commencent à se concentrer sur la reconstruction à long terme des zones affectées. L’église Notre-Dame-des-Laves, bien qu’ayant été traversée par la lave, n’a pas été détruite, et cet événement marquera profondément les esprits.
Le 13 avril, les autorités poursuivaient les opérations de relogement des habitants sinistrés de Piton Sainte-Rose. La célèbre église Notre-Dame-des-Laves, miraculeusement épargnée, est rapidement devenue un lieu emblématique. Le mois d’avril reste une période de commémoration informelle de cet événement qui a bouleversé le quotidien des habitants.
Le saviez-vous ?
En 1930, un cyclone a frappé La Réunion dans la nuit du 12 au 13 avril, causant de nombreux dégâts dans l’Est de l’île. Ce phénomène est encore parfois évoqué dans les récits oraux des anciens, notamment dans la région de Saint-Benoît.



L’église la été épargnée. Impressionnant. La lave la pénètré et pi pouf la caler net. Aucun scientifiques y peut explique ça. Na des choses comme ça scientifiques na beau avoir un gros cerveau li peut magner son chiffre comme li veut en long en largeur un ment donner faut li abdique. Y trouve plus fort que li.