Pacte contre les déserts médicaux : les IPA autorisés à prescrire dès la première consultation

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Une avancée décisive vient d’être franchie dans la lutte contre les déserts médicaux. Ce mercredi matin, l’arrêté autorisant la primoprescription par les infirmiers en pratique avancée (IPA) a été officiellement publié au Journal Officiel, marquant une étape concrète dans l’application de la loi portée par la députée Stéphanie Rist.

Il y a trois mois, un décret avait déjà ouvert la voie à l’accès direct aux IPA. Le ministre de la Santé s’était alors engagé à accélérer les concertations pour faire de cette réforme un levier réel d’amélioration de l’accès aux soins, tout en garantissant un équilibre entre sécurité des prises en charge, reconnaissance des métiers et qualité du parcours patient.

L’arrêté publié ce jour permet désormais aux IPA d’initier une prescription dès le premier contact avec un patient, à condition qu’ils exercent dans un cadre structuré, c’est-à-dire au sein d’un exercice coordonné ou dans un établissement de santé. Il ne s’agit donc pas d’une autonomie totale, mais d’une délégation encadrée, intégrée à une organisation de soins.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre plus large du pacte de lutte contre les déserts médicaux, une priorité affirmée par le gouvernement et le Premier ministre, visant à désengorger les cabinets médicaux, fluidifier l’accès aux soins et valoriser les compétences des professionnels de santé. Elle illustre également une volonté politique de bâtir des solutions concrètes, avec méthode, concertation et responsabilité.

Le ministre de la Santé a salué le travail collectif de concertation mené avec les ordres professionnels, les syndicats, les représentants des IPA et les acteurs de terrain, soulignant la qualité du consensus obtenu. Cette reconnaissance formelle du rôle des IPA est un signal fort en faveur de la pluridisciplinarité dans les parcours de soins et d’une organisation sanitaire plus efficace.

Pour les patients, cette réforme représente une opportunité d’avoir un accès rapide à des soins de qualité, notamment dans les territoires les plus fragilisés.
Pour les soignants, c’est la valorisation de leur expertise, une confiance accrue dans leurs compétences et un renforcement de leur rôle dans la prise en charge coordonnée des patients.

La primoprescription par les IPA devient ainsi un outil structurant du système de santé de demain.

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