Le groupement d’entreprises en charge de la construction de la Nouvelle Route du Littoral (NRL) à La Réunion réclame aujourd’hui une compensation supplémentaire de 971 millions d’euros, invoquant des surcoûts rencontrés pendant ce projet ambitieux et complexe. Cette requête, présentée devant le tribunal administratif, pourrait avoir des répercussions majeures sur l’avenir du chantier et sur les finances de la Région.
Les raisons des surcoûts
Le projet de la NRL, une route reliant Saint-Denis à La Possession, est composé de viaducs et de digues construites au-dessus de l’océan. Il s’agit d’une infrastructure majeure pour la Réunion, destinée à remplacer l’ancienne route côtière sujette à des risques d’éboulements. Cependant, la construction a été marquée par de nombreux obstacles imprévus qui ont largement dépassé les prévisions budgétaires initiales.
- Problèmes géologiques et météorologiques : La NRL a dû faire face à des difficultés géologiques inattendues et à des conditions météorologiques difficiles, notamment en ce qui concerne les travaux en mer. Ces imprévus ont engendré des retards significatifs, entraînant des coûts additionnels liés à la prolongation des contrats, la location d’équipements, ainsi que la gestion des équipes sur une durée plus longue que prévu.
- Pénurie de matériaux : La construction des digues nécessitait l’utilisation de roches massives, mais les sources locales se sont révélées insuffisantes. Cela a obligé le groupement à trouver des alternatives plus coûteuses et à transporter des matériaux depuis d’autres régions, générant des surcoûts logistiques.
- Adaptations des plans : Face à ces défis techniques, des ajustements aux plans d’origine ont dû être faits en cours de route, entraînant une révision du projet et des dépenses supplémentaires pour s’adapter aux réalités du terrain.
- Contraintes réglementaires : Le chantier de la NRL a également dû respecter des normes environnementales strictes, ce qui a alourdi la facture. Ces contraintes incluent des mesures de protection des écosystèmes marins et terrestres affectés par la construction, ce qui a engendré des coûts supplémentaires.
Une demande controversée
Le montant total réclamé par le groupement – qui regroupe des entreprises majeures du BTP comme GTOI, Vinci Construction, Bouygues Travaux Publics, SBTPC, et autres – s’élève à 971 millions d’euros. Cette somme inclut 726 millions d’euros pour les surcoûts directs, ainsi que 245 millions d’euros au titre des intérêts moratoires. Ces chiffres sont significatifs en comparaison du coût initial de 1,676 milliard d’euros déjà payé pour les parties construites et livrées.
Le seul marché du viaduc en mer, long de 5,4 km, représente plus de la moitié de cette réclamation, avec un montant de 691 millions d’euros.
Le débat devant le tribunal administratif
Aujourd’hui, le tribunal administratif se penche sur cette réclamation. La Région, dirigée par Huguette Bello, a vivement critiqué cette demande, qualifiant les montants d’« indécents ». Elle a plusieurs fois exprimé son désaccord avec le groupement, estimant que les Réunionnais ne devraient pas être pénalisés pour ces surcoûts.
Les tentatives de médiation n’ayant pas abouti, le contentieux doit être tranché par la justice. Le tribunal examine deux contentieux majeurs : les retards administratifs, l’impact des tarifs portuaires, et d’autres problèmes qui auraient généré les surcoûts pour les marchés du viaduc en mer et des digues. Si les requêtes du groupement étaient acceptées, cela pourrait lourdement peser sur le budget de la collectivité.



oh didier! oh Legros! oh FOURNEL! oh coco on pense à vous très très fort ! l’avenir nous dira si vous pourrez vivre convenablement…. oh Seigneur! oh Shiva! oh bracelets noir! ooh Sacron! oh pardon!
in coup vent trop fort le collectif réclame 1million c vraiment vouloir s enrichir su notre dos
Eh ben on se fait pas chier. Merci encore Didier.