Ménopause : les femmes françaises invitées à rejoindre une vaste étude épidémiologique

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Toutes les Françaises âgées de 30 ans et plus sont invitées à participer à une étude scientifique d’envergure baptisée « Climatère ». Ce projet prévoit de suivre 100 000 femmes pendant dix ans, qu’elles soient ménopausées ou non.

Peu d’études ont en effet été réalisées. En France, les critères de prise en charge de la ménopause datent des années 1970. Ils devraient être enfin mis à jour par la Haute autorité de santé en début d’année prochaine.

Une ambition sans précédent

Portée par l’Hôpital Foch (Suresnes), l’étude vise à collecter des données à long terme sur :

  • l’apparition et l’évolution des symptômes climatériques (bouffées de chaleur, troubles du sommeil, humeur…) ;

  • l’impact de la ménopause sur la qualité de vie personnelle, sociale et professionnelle ;

  • les pratiques de prise en charge (traitements hormonaux, alternatives, hygiène de vie)  .

Pourquoi cette étude est essentielle

  • En France, 14 millions de femmes sont ménopausées, avec environ 500 000 nouvelles cas chaque année, l’âge moyen étant de 50 à 51 ans  .

  • Environ 80 % des femmes ressentent au moins un symptôme lié au climatère, et 40–70 % souffrent de bouffées de chaleur invalidantes  .

  • La recherche dans ce domaine est jugée insuffisante : l’étude permettra de combler un vide épidémiologique et d’orienter les politiques de santé publique  .

Qui peut y participer ?

L’étude est ouverte à toutes les femmes majeures à partir de 30 ans, qu’elles soient en préménopause, ménopausées ou post-ménopausées. La participation se fait via une plateforme en ligne sécurisée permettant des questionnaires réguliers sur la santé, le mode de vie, les symptômes et l’environnement socio-professionnel  .

Objectifs et retombées attendues

  • Produire des données épidémiologiques robustes sur la ménopause en France ;

  • Mieux comprendre les inégalités dans l’accès aux soins selon l’âge, le lieu de résidence, le statut socio-économique  ;

  • Affiner la prévention et proposer des parcours médicaux adaptés, notamment pour le recours au traitement hormonal substitutif (THS) ou à des solutions alternatives ;

  • Informer les politiques publiques pour une meilleure intégration du climatère dans les dispositifs de santé et professionnelles  .

Qui porte le projet ?

L’étude est dirigée par le Dr Alexandre Vallée, du service d’épidémiologie de l’hôpital Foch, et le Pr Jean‑Marc Ayoubi, chef du service de gynécologie obstétrique de l’AP‑HP UVSQ. Elle bénéficie du haut patronage du ministère de la Santé  .

L’étude Climatère marque une avancée majeure dans la prise en compte de la ménopause en France, avec une ambition scientifique, sociale et sanitaire renforcée. Elle pourrait transformer durablement l’accompagnement des femmes durant cette période clé de leur vie.

Stop VOG

Ce 31 juillet 2025, c’est l’association Stop aux Violences Obstétricales et Gynécologiques (StopVOG) qui a annoncé le démarrage d’une autre enquête majeur pour la santé des femmes :  la première enquête nationale visant à mesurer la qualité de l’information, le respect du consentement et la liberté de choix des patientes durant leurs consultations gynécologiques.

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