Le tribunal de Paris a requis ce 13 novembre une peine d’inéligibilité pour Marine Le Pen, présidente du groupe des députés Rassemblement National, dans le cadre de l’affaire dite des assistants parlementaires européens. Le parquet demande également cinq ans de prison, dont deux fermes, et une amende de 300 000 euros, au motif de détournement de fonds destinés aux assistants du Parlement européen, fonds qui auraient été utilisés pour financer des employés du parti.
Selon l’accusation, le Rassemblement National aurait mis en place un “système de gestion” permettant de rediriger les fonds d’assistants parlementaires vers des fonctions internes au parti, telles que la sécurité ou la communication. Les procureurs ont appuyé leur réquisitoire sur des preuves matérielles et des témoignages, rejetant l’idée d’un “acharnement politique”. La défense de Marine Le Pen, qui nie fermement les faits, sera entendue dans les prochains jours, alors que l’issue du procès pourrait avoir des conséquences lourdes pour son avenir politique et ses projets pour la présidentielle de 2027.


