Marché du Chaudron : les prix sont en baisse pour les tomates sauf pour les oignons

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Le marché du Chaudron, à Saint-Clotilde, est un lieu incontournable pour les Réunionnais à la recherche de produits frais et locaux. Pourtant, malgré une baisse générale des prix observée sur certains produits agricoles, les consommateurs ont noté une flambée du prix des oignons importés de Madagascar, qui frôlent désormais les quatre euros le kilo, tandis que les oignons locaux, bien que de plus petit calibre, se vendent à 2,50 € le kilo. Forte augmentation du prix des chouchous, tandis que les pommes de terre stagnent à 2 €, voire 2,50 €. Les gros piments, quant à eux, ont vu leur prix chuter après avoir atteint 18 € le kilo pendant une période d’inflation. On peut désormais en trouver à 4 ou 5 € le kilo.

Des prix en baisse pour plusieurs produits

Ces dernières semaines, les visiteurs du marché ont pu constater une légère diminution des prix sur plusieurs produits phares. Légumes de saison, fruits locaux, ou encore certains produits dérivés ont bénéficié de conditions climatiques favorables et d’une bonne production locale, contribuant à cette baisse. Les maraîchers et commerçants du Chaudron expliquent cette tendance par une augmentation des récoltes pour certains produits, ce qui a permis d’équilibrer l’offre et la demande. Par exemple, les tomates, courgettes, chouchous et brèdes sont proposés à des tarifs compétitifs, attirant les ménages soucieux de leur budget alimentaire.

Les oignons de Madagascar : une exception coûteuse

Cependant, en contraste avec cette tendance générale, les oignons importés de Madagascar connaissent une hausse significative. Actuellement, leur prix avoisine les quatre euros le kilo, une augmentation qui s’explique par plusieurs facteurs. Premièrement, la crise logistique mondiale continue de peser sur les importations, avec des coûts de transport en hausse et des délais de livraison prolongés. Madagascar, fournisseur important d’oignons pour La Réunion, n’échappe pas à ces difficultés. Ensuite, la production d’oignons à Madagascar a été impactée par des conditions météorologiques défavorables cette année, notamment des périodes de sécheresse suivies de pluies abondantes, réduisant les rendements. Cette baisse de l’offre, combinée à la demande constante, a entraîné une augmentation des prix. Un marchand du Chaudron, habitué à vendre ces oignons, explique : « Les coûts d’importation ne cessent d’augmenter, et avec la rareté du produit, on est contraint de répercuter cela sur les prix. Malheureusement, ce sont les clients qui en pâtissent. »

Un impact direct sur les consommateurs

Pour les consommateurs, cette hausse pèse lourdement sur le budget. Les oignons sont un ingrédient de base dans la cuisine réunionnaise, utilisés dans de nombreux plats traditionnels comme les caris et les rougails. « Avec cette hausse, on doit parfois se contenter de moins, ou chercher des alternatives. Mais c’est difficile, car les oignons font partie de notre quotidien », témoigne une cliente fidèle du marché.

Vers une stabilisation des prix ?

Selon les commerçants et importateurs, la situation pourrait se stabiliser dans les mois à venir. En attendant, les Réunionnais sont invités à diversifier leurs achats en se tournant vers des produits locaux de saison qui, eux, restent abordables. Le marché du Chaudron continue d’être une référence pour les achats alimentaires, mais cette flambée des prix sur un produit aussi essentiel montre à quel point l’économie insulaire reste vulnérable aux fluctuations des importations.

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