Maltraitance animale : APEBA réagit face aux critiques après le sauvetage de la chienne Fara

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Suite au sauvetage de la chienne Fara à Saint-Anne (île de La Réunion) par l’association MAS974 et la Milice anti-squat 974, l’association APEBA (Association pour l’Éducation à la Bienveillance Animale) a publié un long communiqué pour clarifier sa position et répondre aux critiques formulées sur les réseaux sociaux.

APEBA débute son message en saluant l’intervention salutaire de MAS974 et en exprimant l’espoir que Fara, gravement maltraitée, parvienne à survivre. L’association se dit prête à se constituer partie civile si une plainte est déposée contre les détenteurs de l’animal. Toutefois, elle réfute formellement avoir été informée de la situation auparavant. Aucun signalement récent ni message documenté n’aurait été enregistré par ses équipes, malgré les accusations circulant en ligne.

Après vérification dans ses archives, APEBA indique avoir retrouvé une conversation datant d’octobre 2024 évoquant vaguement une chienne attachée et parfois non nourrie. L’association précise qu’elle avait alors demandé un signalement formel accompagné de photos via son formulaire en ligne, sans jamais obtenir de suite ni document.

Face aux attaques qu’elle juge injustes, l’association rappelle que tous ses membres sont bénévoles et qu’elle agit sans financements publics spécifiques pour la maltraitance animale. Son action repose sur un formulaire unique de signalement, conçu en collaboration avec la DAAF et la Police nationale, permettant d’établir des faits recevables par les autorités. APEBA insiste sur l’importance de ce canal unique pour déclencher ses enquêtes, afin d’éviter les pertes d’informations et les erreurs.

Les membres d’APEBA rappellent que leur engagement s’effectue souvent dans l’urgence et dans des conditions éprouvantes. Ils doivent trier et analyser une dizaine de signalements par jour, intervenir parfois plusieurs fois sur le même site, rechercher des familles d’accueil et dialoguer avec les forces de l’ordre. L’association dénonce la violence verbale de certains internautes qui, selon elle, confondent les maltraitants avec ceux qui essaient de lutter contre la souffrance animale.

APEBA salue le fait que d’autres structures se mobilisent également contre la maltraitance et regrette que certaines voix sur Facebook préfèrent lancer des accusations infondées plutôt que de rejoindre les efforts de terrain. L’association affirme qu’il n’y a pas de compétition entre associations, mais un besoin criant de renforts. Elle invite ceux qui jugent l’action insuffisante à s’engager bénévolement, que ce soit pour les enquêtes, les accueils d’animaux ou les tâches administratives.

Le message est clair : sauver les animaux exige des moyens, de la méthode, du temps… et du respect.

8 Commentaires

  1. Quel tissu de mensonge!!!
    Apeba etait bien au courant et n’a strictement rien fait, ce qui n’est d’ailleurs pas la première fois malgré l’échange fait avec la signalante…cette association fait beaucoup de propagande sur les réseaux et sur ce type d’informations mais sur le terrain c’est une autre histoire : chiens laissés en divagation ou abandonnés chez les fa, route, fourrière.. le plus important pour cette association c’est faire des cagnottes même si les animaux n’ont pas été pris en charge.
    Les gens notamment ceux de métropole car ceux d’ici connaissent exactement la réalité de cette association et ces mensonges se laissent berner car ils se fient sur des posts facebook complètement ubuesque et très souvent loin des vrais faits.

    • Cette association compte des bénévoles qui se déplacent partout sur l’île pour sensibiliser à la cause animale : dans les écoles, les magasins ou encore lors de journées dédiées à la bienveillance animale.
      Elle est aussi très présente pour venir en aide aux animaux maltraités. Mais ses membres ne peuvent pas être partout à la fois, et comme beaucoup d’autres associations, ils rencontrent parfois des difficultés.

      Les médias permettent aux associations de sensibiliser les Réunionnais à l’importance de protéger les animaux. Il ne s’agit en aucun cas de publicité. Et même si cela en donnait l’impression, ce n’est pas la seule association à agir ainsi.
      C’est grâce à cette visibilité que les cagnottes, les dons, les familles d’accueil et autres soutiens peuvent exister et fonctionner.

  2. Que tous ceux qui lancent des accusations sans fondement contre des associations de bénévoles qui se battent au quotidien pour lutter contre ce fléau….que ceux-là se portent volontaires pour donner un coup de main au lieu de se défouler derrière leurs écrans. Ce n’est pas vos commentaires inutiles sur FB qui vont faire changer les choses.

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