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Logements sociaux : la mairie de Saint-Denis demande un plan d’urgence post-Garance (Vidéo-Photo)

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Sur le terrain, les stigmates du cyclone Garance sont encore bien visibles. Ascenseurs en panne, portes d’accès piéton et parking endommagées, logements dégradés : autant de problématiques qui n’ont toujours pas trouvé de réponse concrète, plusieurs semaines après le passage du cyclone.

Ce mardi, notre journaliste Karoline Chérie s’est rendue à une visite de terrain organisée avec les élus de quartier. Parmi les bailleurs invités figuraient la SIDR, la SHLMR, la SODIAC, la SEMADER et la SEMAC. Tous ont été interpellés sur la situation d’anciens dossiers déjà fragilisés avant le cyclone et pour lesquels aucune réponse n’a encore été apportée.

Une motion adoptée à l’unanimité

Lors de sa deuxième séance annuelle, le 4 avril 2025, le Conseil municipal de Saint-Denis a voté une motion forte. Constatant l’insuffisance des mesures mises en place post-Garance, la mairie demande une exonération des charges pour les locataires dont les résidences ont été endommagées, ainsi que la mise en place immédiate d’un plan d’urgence assorti d’une enveloppe budgétaire dédiée. Objectifs : sécuriser les logements sinistrés, remettre en état les infrastructures et adapter le bâti aux risques cycloniques pour éviter de futures récidives.

Un plan d’action en deux temps

La municipalité appelle aussi à un plan d’intervention global. Celui-ci inclurait :

  • la sécurisation et l’entretien des espaces communs et des espaces verts, avec une gouvernance renforcée au niveau municipal ;

  • des mesures préventives et curatives pour préserver la qualité du patrimoine bâti social ;

  • et des opérations d’entretien sur les parcelles en friche, dans une logique proactive contre les risques sanitaires.

Une urgence sociale

Avec plus de 23 000 logements sociaux à Saint-Denis, la pression est forte sur les bailleurs. Les élus dénoncent le manque de pouvoir décisionnel des représentants locaux au sein des conseils d’administration et appellent à un rééquilibrage des responsabilités. Dans un contexte où certaines familles vivent dans des logements anciens, non entretenus, parfois insalubres, l’appel à l’action est clair.

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