Lettre ouverte de Maria C. : Fruits péi en Métropole, une réglementation qui interroge

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Une passagère en partance de l’aéroport Roland-Garros a récemment exprimé son incompréhension face à la réglementation sur le transport des fruits entre La Réunion et la Métropole. Si les voyageurs réunionnais ne peuvent pas emmener avec eux des fruits cultivés sur l’île, ces mêmes produits sont pourtant en vente dans les boutiques duty-free de l’aéroport et peuvent être acheminés vers d’autres destinations à des prix exorbitants !

Une interdiction pour raisons sanitaires

Il est interdit aux passagers de transporter certains fruits et végétaux vers la Métropole en raison des risques liés aux parasites et maladies agricoles. Cette mesure vise à protéger les cultures en Hexagone, un enjeu crucial pour éviter l’introduction d’espèces invasives. Ces restrictions s’appliquent à de nombreux territoires ultramarins et ne concernent pas uniquement La Réunion.

Un paradoxe qui interpelle

Ce qui étonne certains voyageurs, c’est que ces mêmes fruits réunionnais sont disponibles à la vente dans les espaces duty-free de l’aéroport. Ainsi, un passager ne peut pas emporter des ananas ou des pitayas achetés directement auprès d’un producteur local, mais peut se les procurer en zone commerciale avant l’embarquement.

Si cette différence de traitement est avant tout une question de traçabilité et de contrôles sanitaires, elle soulève néanmoins des interrogations. Pourquoi ne pas envisager des solutions permettant aux Réunionnais d’emporter leurs propres fruits sous certaines conditions, comme un contrôle phytosanitaire spécifique avant le départ ?

Une réglementation à adapter ?

Ce débat met en lumière la nécessité d’une meilleure information des voyageurs sur ces règles, souvent méconnues ou mal comprises. Il pourrait aussi ouvrir la voie à une réflexion sur une évolution du cadre réglementaire, afin de concilier préservation de l’environnement et valorisation des produits locaux.

Si les restrictions actuelles répondent à des impératifs sanitaires, une meilleure adaptation des règles pourrait peut-être permettre aux Réunionnais de voyager avec une partie de leur terroir tout en garantissant la sécurité des cultures métropolitaines.

 

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