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Renouvellement des assurances et délais de paiement : 2 défis majeurs à relever pour les transporteurs en2025 (VIDÉO)

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Les entreprises de transport de voyageurs se trouvent actuellement confrontées à des défis importants, notamment le renouvellement de leurs contrats d’assurance pour l’année 2025. À quelques mois de la nouvelle année, de nombreux transporteurs éprouvent des difficultés majeures pour sécuriser ces contrats indispensables à la continuité de leur activité. Cette situation critique s’ajoute à un autre enjeu pressant : les délais de paiement avec les autorités organisatrices de transport, qui fragilisent la trésorerie des entreprises du secteur.

Un secteur essentiel, mais en difficulté

Le transport de voyageurs est une activité clé pour l’économie locale, jouant un rôle vital pour la mobilité des habitants et le développement des territoires. Quelques chiffres permettent de saisir l’importance de ce secteur :

  • 59 300 scolaires transportés par an : les entreprises de transport assurent le déplacement de milliers d’élèves chaque jour, garantissant ainsi leur accès à l’éducation.
  • 115 entreprises actives : ce secteur dynamique regroupe un nombre significatif d’acteurs qui contribuent au bon fonctionnement de la vie quotidienne.
  • 1 650 emplois salariés générés : ces entreprises créent de nombreux emplois locaux, participant au développement économique et social de la région.

Malgré cette importance indéniable, les transporteurs de voyageurs font face à une situation de plus en plus complexe. Le renouvellement des contrats d’assurance, habituellement une formalité, est devenu un parcours semé d’embûches. La hausse des coûts, les conditions plus strictes des assureurs et la volatilité du marché rendent l’accès aux couvertures d’assurance plus difficile, mettant en péril la pérennité des activités de transport.

Des délais de paiement problématiques

Un autre problème de taille vient compliquer la gestion des entreprises de transport : les délais de paiement prolongés avec les autorités organisatrices de transport (AOT). En effet, de nombreux transporteurs dépendent des paiements de ces organismes publics pour maintenir leur trésorerie à flot. Lorsque ces paiements tardent, les entreprises se retrouvent rapidement en difficulté, avec des conséquences sur leur capacité à payer leurs employés, à entretenir leurs véhicules, et à assurer un service de qualité.

La nécessité de solutions concrètes et durables

Face à ces défis, il est urgent de trouver des solutions durables pour soutenir le secteur du transport de voyageurs. La continuité du service public de transport, ainsi que la stabilité de milliers d’emplois, sont en jeu.

Pour aborder ces problèmes et tenter d’y apporter des réponses concrètes, une réunion importante s’est tenue aujourd’hui en fin d’après-midi dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie de La Réunion (CCIR). L’objectif était de rassembler les acteurs du secteur pour discuter des solutions envisageables.

Une prise de parole attendue et la présence de l’État

Lors du journal de 13h de Réunion La Première, Pierrick Robert, président de la CCIR, a évoqué l’urgence de la situation. « Il est essentiel de travailler main dans la main avec les entreprises de transport et les autorités organisatrices pour trouver des solutions qui permettent de pérenniser ce secteur essentiel à notre économie locale », a-t-il déclaré. Il a également souligné que cette réunion constitue un premier pas vers la mise en place de mesures qui pourraient alléger la charge des transporteurs, que ce soit en matière d’assurance ou de gestion des paiements.

La réunion a également eu lieu en présence du représentant du préfet, Laurent Lenoble, secrétaire général. Celui-ci a écouté avec attention les problématiques exposées par les transporteurs, et a affirmé que l’État s’engagerait à chercher des solutions. Cependant, le temps presse, car les transporteurs ne sont actuellement couverts par leurs assurances que jusqu’au 31 décembre 2024.

Vers une collaboration renforcée

L’enjeu de cette rencontre est de promouvoir un dialogue ouvert entre les différents acteurs : entreprises de transport, assureurs, autorités publiques, et représentants des collectivités locales. Une approche collaborative est nécessaire pour imaginer des solutions viables, telles que des partenariats avec des assureurs pour obtenir des conditions plus favorables, ou encore la mise en place de mécanismes pour accélérer les paiements des AOT aux entreprises.

En conclusion, le secteur du transport de voyageurs se trouve à un carrefour crucial. La résilience et la collaboration seront les clés pour traverser cette période de turbulences et assurer la pérennité de ce service indispensable à la vie quotidienne et à l’économie de la région. La réunion d’aujourd’hui pourrait bien marquer le début d’une nouvelle dynamique pour le secteur, mais il est crucial que des actions concrètes suivent rapidement pour que les transporteurs puissent aborder l’année 2025 avec sérénité.

5 Commentaires

  1. A QUAND UNE CLAUSE POUR GARANTIR UN MINIMA RAISONNABLE EN FAVEUR DES BONS CONDUCTEURS DE BUS DANS LE DSP DES AUTORITÉS ORGANISATRICES DE TRANSPORTS ?

    TANT QUE CES RESPONSABLES CAUTIONNENT CE PROBLÈME, ON VA DROIT DANS UN MUR.

    IL EST URGENT DE METTRE EN PLACE UNE CONVENTION COLLECTIVE ALIGNÉE SUR CELLE DE LA MÉTROPOLE POUR LE RESPECT DE CHACUN ET TOUTES LES PARTIES SERONT GAGNANTES

  2. Aujourd hui, les conducteurs n’en peuvent plus et les bons conducteurs préfèrent changer de secteur d’activité, ils ne sont plus motivés.
    Alors il y a un grand besoin et un manque de conducteurs de bus.
    Certains employeurs sont mêmes obligés de conduire eux mêmes leurs bus.
    ET LÀ ON EMBAUCHE TOUT ET N’IMPORTE QUOI.
    IL N’ Y A PLUS DE LA COMPÉTENCE.

    LES EMPLOYEURS SE RETROUVENT AVEC DES CONDUCTEURS INCOMPÉTENTS
    ET DONC BEAUCOUP DE CASSES.

    SUITE À CELA, LES ASSUREURS N’EN PEUVENT PLUS ET REFUSENT D’ASSURER CES NOMBREUSES CASSES.

  3. L’état, les collectivités locales ,conseil départemental, conseil régional, les chambres consulaires et tous les élus politiques de tous bords maintiennent les conducteurs de bus dans la précarité et sont totalement complices de cette situation.

    Il y a un vide juridique dans l’application de la convention collective dans le transport et cela arrange toutes les parties.

    Sans ces conducteurs de bus, ils ne peuvent pas y avoir de l’économie, de l’épanouissement humain.

  4. Quelles difficultés des entreprises de transport de voyageurs ?

    Leurs patrons vivent grassement de l’argent public. Ils paient leurs salariés à coup de lance pierre, ne paient pas les heures supp, ne paient pas le travail du dimanche majoré, virent les chauffeurs qui osent revendiquer de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail !

    La solution : une seule entreprise PUBLIQUE de transport de personnes à La Réunion avec un statut unique et une grille unique des salaires.

    FAUT FAIRE SORTIR LES RATS DU MAGASIN !

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