Arnaud Robinet, président de la Fédération hospitalière de France (FHF), a exprimé son mécontentement face à la possible hausse des cotisations des hôpitaux pour renflouer le déficit de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL), atteignant 2,5 milliards d’euros en 2023. Selon lui, cette mesure, prévue dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), pèsera lourdement sur le budget des hôpitaux, réduisant leur capacité à répondre aux besoins de santé.
Le budget des hôpitaux, initialement augmenté de 3,3 milliards d’euros pour 2024, serait en réalité amputé de 1,2 milliard d’euros en raison de cette hausse des cotisations. Cette situation, combinée à l’inflation, laisserait aux hôpitaux une enveloppe nette de seulement 200 millions d’euros, très loin des 6 % de revalorisation réclamés par les établissements hospitaliers.
La FHF alerte également sur les conséquences potentielles pour l’emploi dans les hôpitaux, affirmant que le coût du travail des fonctionnaires hospitaliers va augmenter, incitant les hôpitaux à recruter davantage de contractuels. La pénurie de personnel, notamment dans la santé mentale et les Ehpad publics, est un autre point de tension.
La FHF plaide pour une augmentation de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) et la mise en place d’une loi pluriannuelle pour garantir des moyens financiers stables, tout en soulignant l’importance de la prévention pour réduire les coûts à long terme.


