L’enseigne de boulangerie-pâtisserie La Case à Pains, dirigée par le groupe Deal Run, fait face à de sérieux défis financiers qui la placent dans une situation délicate.
Redressement judiciaire et contexte
Au début de l’année 2024, La Case à Pains a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Saint-Denis. La date de cessation des paiements remontait au 1ᵉʳ février 2024.
À cette époque, l’entreprise affichait une dette importante, amplifiée par la hausse des coûts des matières premières et de l’inflation.
En réponse à cette situation, La Case à Pains a obtenu une prolongation exceptionnelle de sa période d’observation en mars 2025, dans l’objectif de peaufiner son plan de redressement.
Mise en vente et incertitudes
Des sources indiquent aujourd’hui que le dirigeant envisage la mise en vente de l’enseigne. Bien que cette démarche ne soit pas encore officielle dans tous ses détails, elle s’inscrit dans un contexte d’incertitude pour l’avenir des 12 boulangeries du réseau.
« On ne sait pas ce qu’il va se passer. » un employé du groupe
Trois scénarios sont évoqués comme possibles pour sortir de la crise :
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la continuation de l’activité via un investisseur extérieur,
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une restructuration interne,
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ou la vente de l’enseigne pour éviter une liquidation pure et simple.
Ce que révèlent les données légales
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La Case à Pains est activement sous procédure collective, ce qui signifie que ses comptes, ses dettes et sa gestion font l’objet d’un suivi judiciaire rapproché.
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L’effectif était estimé entre 50 et 99 salariés avant certaines réformes internes.
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Le capital social, les établissements secondaires, ainsi que le siège, sont tous concernés par la procédure.
Enjeux et perspectives
La mise en vente apparaît comme une option de dernier recours pour assurer la survie de La Case à Pains, ou au moins d’éviter la liquidation pure. Elle pourrait permettre de trouver un repreneur capable d’investir, de restructurer les dettes, et de maintenir les emplois.
Cependant, cette solution comporte ses risques : un rachat pourrait impliquer des restructurations, voire des fermetures de magasins moins rentables. Il reste aussi à voir quel investisseur serait prêt à reprendre une entreprise dans cette situation, avec ses obligations juridiques et ses dettes.


