Instruction en famille : au cœur de la désobéissance civile des parents

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« J’ai choisi l’instruction en famille pour sauver mon enfant »

Dans une petite maison de province, une mère raconte, les yeux embués :

« À l’école, mon fils s’éteignait un peu plus chaque jour. Harcelé, incompris, il ne voulait plus apprendre. Avec l’IEF, j’ai retrouvé son sourire. Mais aujourd’hui, on me traite comme une délinquante. »

Son témoignage n’est pas isolé. Comme elle, des centaines de familles vivent sous la menace permanente de voir leur liberté éducative supprimée. Depuis la loi de 2021, l’instruction en famille n’est plus un droit, mais une dérogation soumise à autorisation stricte.

Des familles sous pression

Les témoignages rassemblés dans le dossier de parents « désobéissants civils » révèlent un quotidien fait de stress et de procédures. Les refus d’autorisation, souvent motivés par des arguments administratifs flous, plongent les familles dans l’angoisse.
Certaines choisissent malgré tout de continuer, dans une forme de désobéissance civile assumée.

Une mère témoigne :

« On veut que je mette ma fille à l’école, mais elle y a souffert. Comment pourrais-je trahir sa confiance ? Je préfère risquer des sanctions que de la voir brisée à nouveau. »

Une liberté en sursis

Historiquement, la France reconnaissait le droit des parents à instruire leurs enfants, qu’il s’agisse d’école publique, privée ou d’IEF. Mais aujourd’hui, beaucoup dénoncent une criminalisation de la différence.
Les contrôles pédagogiques, parfois décrits comme arbitraires, deviennent un moment d’humiliation. Des parents parlent de visites intrusives, d’enquêtes sociales injustifiées, de suspicion systématique.

Un père confie :

« On n’est plus considérés comme des éducateurs, mais comme des suspects. Pourtant, nos enfants apprennent, progressent et sont heureux. »

Un choix de société

Au-delà de la question éducative, ce combat soulève un enjeu démocratique : jusqu’où l’État peut-il imposer une norme unique ?
Les collectifs de familles dénoncent une vision uniformisante, où l’école devient l’unique voie légitime. Or, pour beaucoup d’enfants, l’école ne rime pas avec réussite, mais avec souffrance.

Les parents engagés rappellent que l’IEF n’est pas un rejet de l’instruction, mais une autre manière de la concevoir : plus individualisée, plus respectueuse des rythmes et des besoins.

Une résistance pacifique

Face aux menaces de sanctions, de poursuites ou de signalements, ces familles choisissent de résister pacifiquement. Elles écrivent, témoignent, alertent. Leur mobilisation prend des allures de mouvement citoyen.

« Nous ne sommes pas des hors-la-loi, conclut une mère. Nous sommes des parents qui voulons simplement protéger nos enfants. »

Vous vivez la même situation ? Racontez-nous votre histoire à : web@freedom.fr

Parmi les réactions reçues, celle d’une enseignante formée au français langue étrangère, à Montessori et professeure des écoles dans le privé hors contrat, illustre avec force le malaise.

« Je suis choquée par l’état du système éducatif français. J’ai honte de voir ce que deviennent nos programmes, et je refuse que ma fille en soit victime. À 4 ans, elle a déjà deux ans d’avance, mais on me dit que ce n’est pas adapté à son âge de savoir lire… Je suis illégale, simplement parce que je ne demande pas d’autorisation pour lui donner une éducation respectueuse, humaine et adaptée. »

Mère célibataire, sans pension ni soutien extérieur, elle revendique son choix de liberté et n’hésite pas à envisager l’exil si la France persiste à restreindre l’instruction en famille :

« Je ne suis pas une esclave. C’est mon enfant, point final. »

1 Commentaire

  1. Un nouveau mode. Na un peu la tête y bloque. Le danger lé partout. Un z’enfant lé fait pou vive avec les autres. Que ou parent ou donne à li les moyens pou être mieux armé ou reste à son écoute ou lé toujours présent pou li quoiqu’il advienne. Li la pas besoin d’être pisté un fois la fine saute la mer ou suive à li un satellite su son tête ? En tant que parent ou donne le meilleur à chaque situation de son vie li adapte en conséquence. Li pourra être au bout du monde ainsi. L’ avantage de l’homme depuis la nuit des temps.

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