Dans la soirée d’hier, trois bateaux de type speed-boat ont pris feu à Maurice, suscitant une vive inquiétude parmi les autorités locales. Ces embarcations, souvent utilisées pour le transport rapide entre Maurice et les îles voisines, sont régulièrement au cœur d’opérations liées au trafic de drogue dans la région.
Selon des sources locales, ces bateaux seraient impliqués dans des activités illicites visant à acheminer des substances interdites entre Maurice et d’autres territoires, dont La Réunion. Le recours à ce type de navire, prisé pour sa vitesse et sa discrétion, est une méthode bien connue des trafiquants opérant dans l’océan Indien.
Les circonstances précises de l’incendie demeurent pour l’instant floues. S’agit-il d’un accident, d’un acte volontaire pour dissimuler des preuves ou d’un règlement de comptes entre trafiquants ? Les enquêteurs locaux privilégient plusieurs pistes et cherchent à déterminer si cet événement est lié à une opération anti-drogue récemment menée dans la région.
Cet incident soulève une nouvelle fois la question du renforcement de la surveillance maritime entre les deux îles voisines. Malgré des dispositifs de contrôle et de lutte contre les trafics en mer, les autorités font face à une recrudescence des activités illicites transitant par des voies maritimes souvent difficiles à surveiller.
L’enquête est en cours, et les autorités mauriciennes devraient communiquer davantage d’informations dans les prochains jours. En attendant, cet incendie met en lumière les défis constants auxquels font face les deux îles pour endiguer le trafic de drogue qui continue de sévir dans la région.


