La commission des lois du Sénat a adopté la proposition de loi visant à créer un délit d’homicide routier. Une étape cruciale avant le débat en séance publique prévu le 1er juillet.
C’est une avancée majeure dans le traitement judiciaire des drames de la route. La commission des lois du Sénat a approuvé la proposition de loi créant un nouveau délit spécifique d’homicide routier, conforme au texte déjà voté par l’Assemblée nationale. Ce texte, très attendu par les associations de victimes, sera débattu en séance publique au Palais du Luxembourg dès le 1er juillet.
L’objectif de cette réforme est clair : ne plus assimiler à un simple homicide involontaire les décès provoqués par un conducteur sous l’emprise de stupéfiants ou d’alcool. Désormais, ces comportements seront reconnus comme une forme aggravée et autonome d’homicide, à la hauteur de leur gravité.
Ce changement de qualification pénale vise à mieux reconnaître la responsabilité des auteurs et la douleur des proches endeuillés. Pour les familles de victimes, ce nouveau cadre juridique représente une avancée symbolique mais aussi concrète, en matière de justice et de reconnaissance.
L’adoption prochaine de cette disposition marquerait un tournant dans le droit pénal routier français, en accordant un statut juridique plus clair et plus juste à des actes jusque-là jugés comme involontaires, malgré les circonstances aggravantes.


