Depuis ce mardi 8 avril 2025 à 6h, les salariés de SOPEMA OI sont entrés en grève illimitée sur le site de La Possession (1 rue Mahatma Gandhi). Cette mobilisation fait suite à une « série d’alertes restées sans réponse de la part de la direction », selon les représentants syndicaux.
Parmi les revendications figuraient :
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la dégradation du climat social,
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le non-respect des instances,
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des discriminations syndicales et salariales,
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et l’absence de fiches de poste.
Les grévistes réclamaient également une revalorisation des salaires, plus de transparence sur les décisions de l’entreprise, et des réponses claires concernant l’ouverture d’un établissement secondaire en métropole.
Des discussions engagées dans la journée
Sur place, notre reporter Raphaël Gauvin a assisté aux négociations en cours. L’ambiance était tendue mais constructive. Les salariés ont insisté pour que tous les engagements soient formalisés par écrit avant la reprise du travail, prévue ce mercredi matin à 6h.
« Pour les augmentations, c’est bon, mais ils veulent qu’on signe les documents avant la reprise. Que tout soit noir sur blanc, avec la date de virement des salaires clairement indiquée », pouvait-on entendre dans les échanges.
« Pas au 10 ou au 15, mais à une date fixe. Ils veulent des garanties.
Une mobilisation qui porte ses fruits
Frédéric, délégué syndical CGT, résume l’état d’esprit des salariés :
Selon lui, la moyenne d’ancienneté dans l’entreprise tourne autour de 12 à 13 ans, avec certains salariés en poste depuis 30 ans. Un signe de stabilité et d’attachement à l’entreprise, mais aussi d’exigence quant à sa gestion.
« On veut que ce soit enfin clair, que les fiches de poste soient mises en place, que les engagements soient tenus. On ne veut pas revivre le scénario de 2019 où tout avait été promis… et oublié ensuite. »
Reprise du travail ce mercredi
Suite aux premières avancées, les salariés ont décidé de suspendre le mouvement et de reprendre le travail ce mercredi 9 avril dès 6h. Toutefois, les discussions se poursuivront pour finaliser les derniers points.
« On aime notre travail. On veut juste que les choses soient faites correctement », conclut Frédéric.









