Un communiqué publié le 20 septembre 2025 par l’ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés) vient répondre aux inquiétudes suscitées par des annonces circulant sur les réseaux sociaux et le dark web. Selon ces publications, une base de données contenant entre 12 et 13 millions d’enregistrements présentés comme issus de l’ANTS serait mise en vente, avec un échantillon accessible librement.
L’ANTS a tenu à clarifier la situation. D’abord, elle affirme qu’aucune intrusion n’a été détectée dans ses systèmes d’information, ni par ses services ni par ceux du ministère de l’Intérieur. Ensuite, elle souligne que les fichiers mis en ligne comportent de nombreuses incohérences, notamment des formats de données qui ne correspondent pas à ceux de ses propres bases.
En tant qu’opérateur du ministère de l’Intérieur, l’ANTS rappelle également que la protection des données sensibles fait l’objet de mesures de sécurité renforcées et d’une surveillance permanente, couvrant toutes les menaces possibles, qu’elles soient d’ordre intrusif ou physique.
L’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) a été saisie et mène actuellement des investigations techniques approfondies afin d’identifier l’origine de ces données et les auteurs de leur diffusion.
Enfin, l’ANTS prévient que toute vente ou diffusion de données présentées comme issues de ses systèmes constitue une activité illégale. L’agence annonce qu’un dépôt de plainte sera effectué contre toute personne ou organisation attribuant faussement l’origine de ces données à l’ANTS.



