L’Assemblée nationale ouvre ce lundi deux semaines de débats intenses autour d’un projet de loi aussi attendu que controversé : la création d’un droit à l’aide à mourir. Soutenu par la majorité présidentielle et les groupes de gauche, mais combattu par les Républicains et le Rassemblement national, le texte veut offrir une issue encadrée aux personnes atteintes d’une maladie incurable et en souffrance.
Au cœur du projet : un article-clé établissant cinq conditions strictes pour accéder à l’aide à mourir. Il faudra être majeur, résider en France, être atteint d’une affection grave et incurable engageant le pronostic vital, et souffrir de douleurs physiques ou psychiques jugées insupportables. Enfin, la personne devra exprimer une volonté libre et éclairée.
L’aide prendrait la forme d’une substance létale que le patient devra s’administrer lui-même, sauf exception médicale encadrée. Un professionnel de santé sera systématiquement présent.
La ministre de la Santé, Catherine Vautrin, a annoncé des amendements pour « compléter » le texte. Elle souhaite notamment inscrire un délai de réflexion incompressible de 48 heures après l’avis médical favorable, et définir plus précisément la « phase avancée » d’une maladie, en s’appuyant sur les recommandations récentes de la Haute Autorité de Santé. L’objectif affiché : garantir un accès à l’aide à mourir à la fois respectueux et sécurisé.
Si les voix s’élèvent de part et d’autre – Line Renaud et Gabriel Attal soutenant publiquement la loi, quand d’autres figures politiques la rejettent fermement – le débat s’annonce aussi sociétal que médical. Il interroge la place du libre arbitre en fin de vie, l’accompagnement des malades, et les limites du rôle des soignants.
Deux votes solennels sont attendus le 29 mai. Le résultat dira si la France s’apprête à franchir un cap historique dans sa politique de fin de vie.



Moi je dis que chaque personne à le droit de choisir quand elle est encore en bonne santé, il faut respecter le choix de chacun , il faut tout simplement écrire un mot pour faire respecter ses choix quand notre état de santé deviendra critique. Alors respectons nos aînés SVP .