Filière canne : vers un sursaut attendu aux États généraux

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Alors que les États généraux de la canne sont prévus pour fin juin, la CGPER (Confédération Générale des Planteurs et Éleveurs de La Réunion) appelle à un diagnostic approfondi de la filière. Le passage du cyclone Garance et la lenteur des dispositifs d’indemnisation ont mis en lumière l’urgence d’un fonds de secours local, financé par l’ensemble des acteurs de la filière et les collectivités. La CGPER plaide pour une réponse plus rapide et adaptée aux réalités de l’agriculture réunionnaise face aux aléas climatiques.

Au-delà des événements climatiques, c’est toute la structuration de la filière canne qui est remise en question. Les difficultés économiques, le manque de main-d’œuvre, l’endettement lié à la mécanisation, l’abandon progressif des terres et l’absence de renouvellement générationnel dessinent une situation critique. La CGPER relance l’idée d’un dispositif de pré-retraite incitatif, déjà expérimenté avec succès entre 1998 et 2012, pour faciliter les transmissions d’exploitations et l’installation de jeunes agriculteurs.

La baisse continue des rendements, malgré les moyens techniques et humains mobilisés, alerte sur l’efficacité de l’encadrement technique. Selon la CGPER, il est temps de confier le pilotage à une structure unique pour redonner cohérence et efficacité aux actions. Elle appelle également à une réforme en profondeur du mode de rémunération de la canne, jugé obsolète, afin de mieux répartir la valeur ajoutée entre planteurs et industriels.

Enfin, si les aides publiques à l’agriculture réunionnaise atteignent environ 270 millions d’euros par an, dont plus de la moitié pour la canne, la CGPER pointe une répartition inéquitable. Transparence, équité et vision stratégique sont jugées indispensables pour relancer la filière dans un projet plus diversifié, intégrant la polyculture, l’agri-tourisme et la transformation. Un sursaut collectif est exigé pour préserver ce pilier agricole, énergétique et économique majeur de La Réunion.

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