Extension du bassin de baignade de Grande-Anse : suspension de l’autorisation environnementale ; Réactions

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Le tribunal administratif a décidé de suspendre l’autorisation environnementale délivrée pour l’extension du bassin de baignade de Grande-Anse

Dans un communiqué, il explique la raison de cette suspension. « Par un arrêté du 9 décembre 2024, le préfet de La Réunion a délivré, à la demande de la commune de Petite-Ile, une autorisation environnementale portant sur le projet d’extension du bassin de baignade de Grande-Anse.

Début février 2025, plusieurs associations, ainsi qu’un particulier, ont saisi le juge des référés pour obtenir la suspension de l’autorisation. Dans le cadre de cette procédure, le juge des référés peut prononcer la suspension d’une décision administrative si deux conditions sont remplies.  D’une part, la demande doit être suffisamment urgente et, d’autre part, la suspension doit être justifiée par un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative contestée.

Dans son ordonnance rendue ce jour, le juge des référés, après avoir rappelé les règles applicables à la protection de l’environnement et notamment aux récifs coralliens et aux écosystèmes associés, a constaté que le projet d’aménagement en cause consiste principalement à réaliser un important bassin de baignade de 6 400 m² créé par extension du bassin d’origine de 3 500 m² au moyen d’enrochements réalisés en mer. Il a également relevé que lesdits enrochements impliqueront la destruction directe de 114 m² de coraux parmi les 451 m² de coraux existants dans l’emprise du projet de bassin, lesquels représentent 47 espèces différentes et se caractérisent par un intérêt considérable au niveau de la biodiversité.

Le juge des référés a donc conclu que l’atteinte à la biodiversité subie par le site du fait de cette réduction du récif corallien était constitutive d’une perte nette de biodiversité et devait faire l’objet de mesures de compensation. Or, à cet égard, le juge a estimé, qu’en l’état du projet, les mesures de compensations envisagées étaient insuffisantes dès lors qu’elles ne permettaient pas d’assurer la régénération du corail.

En conséquence, le juge des référés a considéré que les deux conditions légales pour ordonner la suspension de l’autorisation étaient remplies et a fait droit à la demande.

Par la suite, le tribunal administratif devra encore se prononcer au fond sur la demande d’annulation de l’autorisation environnementale. »

Réactions

La mairie de Petite-Île déplore la décision du juge des référés

Petite-Île, le mardi 18 mars 2025 – “Il est triste de constater que la voix d’un groupuscule prime sur l’intérêt de la population générale”. Tels sont les propos du maire de Petite-Île, Serge Hoareau, suivant la suspension de l’arrêté préfectoral du 9 décembre 2024. Cette décision du juge des référés du Tribunal administratif de La Réunion suspend l’autorisation environnementale pour l’extension du bassin de baignade de Grande-Anse.

2 Commentaires

  1. Groupuscules … ? Ah bon ? Bien-être de la population ? Non … Valorisation de notre environnement ??? Ben voyons … Vous osez ce vocabulaire ?

    Alors, parlons-en justement Mr Le Maire,

    Quand allez-vous définitivement cesser de prendre les habitantes et habitants de Petite-Île en otages avec vos incessants et insupportables rallyes ????

    Avec votre complicité très active, c’est désormais plusieurs fois chaque année, que. Nous subissons les agressions d’un groupuscule de dangereux fanatiques d’une pratique d’un autre âge. Sans consulter la population, vous nous imposer ces agressions régulières à coup d’arrêtés municipaux qui sont, chaque fois, une grave atteinte à la liberté de circulation des personnes en plus des nuisances lourdes et d’effets néfastes sur l’environnement.

    – C’est tout simplement scandaleux d’empêcher, durant de longues heures du matin à tard le soir et cela sur deux jours de suite plusieurs fois par an, les gens de sortir de chez eux, de rejoindre leur domicile, d’avoir la visite de personnes assurant des soins indispensables ou une aide domestique aux plus dépendants ou même simplement d’avoir la visite de la famille pour le repas dominical. Là, vous ne pensez plus du tout aux plus âgé(e)s pour lesquel(le)s ce jour est souvent la seule joie de la semaine !
    – A la place, vous encouragez les agressions ! Car il s’agit bien d’agressions.
    Entre la pollution extrême aux gaz d’échappement qui se déposent dans nos jardins et les intolérables nuisances sonores provoquant des problèmes d’audition sévères potentiels pour nous et de graves situations de panique pour nos animaux domestiques comme pour la faune, vos chers rallyes ne sont rien d’autres que du terrorisme environnemental.
    – Vous faites de nos chemins, de nos hameaux, le terrain de jeux d’un groupuscule de pseudos pilotes, des amateurs, surtout connus pour les multiples accidents sur leurs parcours à chaque rallye. Ces accidents peuvent être dramatiques. A Petite-Île, nous n’avons pas envie de nous retrouver avec notre cour ou notre salle-à-manger défoncée par un tas de ferraille puant ! Vos rallyes constituent indéniablement une mise en danger de la population de votre commune. C’est grave tout de même qu’un maire mette ses administrés en danger ! En outre, si les rallyes vous amusent tant, pourquoi ne pas en établir le parcours dans le seul centre-ville ?
    – Vous exposez aussi les Petite-Iloises et les Petite-Ilois aux incivilités des participants et de leurs suiveurs (publics extérieurs à la commune, pour l’essentiel même si notre ville compte quelques dangereux fanatiques qu’on entends régulièrement sur les routes des premières hauteurs la nuit) dont les comportements sur la route, avant, après et autour des rallyes, sont souvent inadmissibles. Ces individus, loin d’être exemplaires au volant, mettent encore en danger les usagers de nos routes. N’y a t-il pas assez d’accidents ???

    Notre île n’échappe pas aux dérèglements climatiques et nous en mesurons bien les effets en ce moment. Les préoccupations environnementales sont désormais une priorité absolue chez nous comme ailleurs. Nous avons chez nous, plus encore qu’ailleurs, un patrimoine naturel exceptionnel à préserver. Il s’agit d’une immense richesse commune à l’ensemble des Réunionnaises et des Réunionnais. Il est certain que vous en êtes convaincu.
    Dès lors, il faut cesser l’hypocrisie ! A quoi bon planter des endémiques sur le territoire communal et couper les éclairages urbains pour les pétrels (sauf, bien entendu, les énormes projecteurs des installations sportives …Sic) si vous portez atteintes à notre environnement avec vos rallyes, ce prétendu sport qui n’en est pas un et qui excite bêtement une part non négligeable de la population réunionnaise ? Ce n’est pas parce qu’une pratique reste populaire qu’elle ne doit pas être remise en question. A l’heure d’aujourd’hui, les rallyes automobiles, avec leurs excès de gaspillage, de pollution, de nuisances graves, de dangers et de comportements routiers inappropriés devraient être tout simplement interdits sur notre île. On peut espérer qu’une décision soit enfin prise en ce sens.
    Dans l’attente et pour le bien-être de vos électeurs, il serait remarquable et respectable que vous preniez enfin un arrêté interdisant cette pratique arriérée sur le territoire de la commune. Si vous craignez que cela ne vous desserve en 2027, faites comme pour l’extension du bassin dont l’enquête publique avait donné une légitimité à un projet bien soutenu par les administrés. Pour vos rallyes, vous avez le pouvoir de consulter la population de Petite-île qui décidera. Ce sera plus confortable que d’avoir à faire face à une pétition.

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