Emmanuel Macron relance un service national militaire volontaire de dix mois

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Emmanuel Macron a annoncé jeudi le retour d’un « service national » de dix mois, volontaire mais exclusivement militaire. Le président dit répondre ainsi aux besoins des armées dans un contexte qu’il juge plus dangereux, marqué par les menaces venues de Russie et la montée du risque de conflit. Devant la 27e Brigade d’infanterie de montagne à Varces, au pied d’un Vercors enneigé, il a insisté sur une idée simple : « la peur n’évite jamais le danger », seule la préparation le peut. Et il a voulu couper court aux rumeurs : les jeunes engagés ne serviront que sur le territoire national. « Il ne s’agit pas d’envoyer nos jeunes en Ukraine », a-t-il martelé.

Le dispositif doit démarrer progressivement dès l’été prochain, avec une sélection des candidats à partir de mi-janvier. Il comprendra un mois de formation puis neuf mois en unité. La première vague viserait 3 000 jeunes, avant un cap de 10 000 par an en 2030, puis 42 500 en 2035, soit environ 50 000 par an en comptant le service militaire volontaire et le service militaire adapté, maintenus pour leur rôle d’insertion professionnelle. L’effort budgétaire annoncé atteint 2,3 milliards d’euros sur 2026-2030, à valider dans la loi de programmation militaire.

Macron parie sur « une jeunesse qui a soif d’engagement » : 80 % des volontaires auront 18-19 ans et cette expérience pourra compter comme année de césure valorisée dans Parcoursup. Les autres, jusqu’à 25 ans, seront recrutés selon leurs compétences (ingénieurs, infirmiers, traducteurs). Ce choix enterre le Service national universel, jugé aujourd’hui inadapté au contexte né de la guerre en Ukraine. À gauche, La France insoumise réclame une conscription citoyenne payée au Smic et tournée aussi vers le climat, tandis qu’au centre on dénonce une annonce « médiatique ». Le débat est relancé, sans retour à l’obligation.

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