Emmanuel Macron reprendra une nouvelle fois l’avion du 3 au 5 décembre pour une visite d’État en Chine, avec étapes à Pékin puis Chengdu. Une tournée diplomatique de plus, alors que beaucoup s’interrogent : le président trouve-t-il encore le temps de gouverner depuis la France ?
Officiellement, l’Élysée parle d’un « dialogue constant et exigeant » avec Pékin. Dans les faits, ce nouveau déplacement s’ajoute à une longue série de voyages internationaux, pendant que les dossiers brûlants s’accumulent en métropole : crise sociale, services publics en difficulté, tensions politiques, inflation persistante.
À Pékin, Emmanuel Macron rencontrera Xi Jinping pour discuter des échanges économiques et commerciaux – des thèmes qui, selon l’exécutif, seront centraux lors de la présidence française du G7 en 2026. Une ambition diplomatique affichée, mais qui laisse certains observateurs perplexes : la priorité est-elle bien là alors que le pays traverse de multiples crises internes ?
Le chef de l’État se rendra ensuite à Chengdu, notamment pour une séquence hautement symbolique autour du couple de pandas du zoo de Beauval, désormais hébergés dans le Sichuan. Un geste de coopération culturelle qui ne manquera pas d’alimenter les critiques sur la dimension très scénarisée de ces déplacements.
Ce nouveau déplacement survient dans un contexte où l’Élysée est déjà sous le feu des critiques pour l’explosion de ses dépenses.
En 2023, l’Élysée a creusé un déficit de 8,3 millions d’euros, largement imputé à la hausse des coûts liés aux déplacements du président et aux réceptions organisées.
La liste des voyages parle d’elle-même :
Chine, Océanie, Afrique, Japon (G7), Mongolie, Inde (G20), Bangladesh…
Au total, près de quarante déplacements à l’étranger, pour une facture estimée à 19 millions d’euros prélevés sur les deniers publics.
Des « tournées internationales » de plusieurs pays qui font exploser les budgets logistiques.
De quoi alimenter les critiques de ceux qui dénoncent un président plus souvent à l’aéroport qu’à son bureau, au moment même où les Français subissent inflation, tensions sociales, crise énergétique et services publics à bout de souffle.
Pendant que le président parcourt le monde, plusieurs Français estiment que les problèmes du quotidien, eux, restent au point mort. Cette nouvelle visite d’État ne devrait pas calmer les interrogations : jusqu’où ira Emmanuel Macron dans sa diplomatie tous azimuts, et quand accordera-t-il à la France l’attention qu’elle réclame ?



Il doit penser a sa retraite sans pour postuler a la présidence de l ONU comme ça il sera l’empereur du monde